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unclavesien
Trop dur, le rébus?
Je ne connaissais pas l’effet phi.En lisant la réponse d’un visiteur au jeu du rébus, au demeurant exacte, j’ai cru un moment que j’avais fait de l’effet phi comme M. Jourdain de la prose… En fait il n’en est rien: Wikipédia m’a appris que l’effet phi est la sensation de mouvement que peut donner une succession d’images. Les mannequins représentés auraient pu à la rigueur symboliser cet effet, mais ce n’est pas le cas. La solution passait par des voies beaucoup plus terre à terre… Jfgarsmeur l’a trouvé le premier, sans explication, suivi par Madame.B, qui de plus a déchiffré l’énigme parfaitement, perspicace comme toujours. Enfin, Philzone, tout en trouvant la solution, m’a appris qu’il existait un effet phi… Bravo à ces trois fines mouches, et merci à tous ceux qui ont participé, de près ou de loin!
Raja
" sé ansamb nou ké rivé " : ...
Depuis un mois maintenant, au nom d’un combat contre la vie chère, le département de la Guadeloupe a cessé, sous l’impulsion d’un collectif d’une cinquantaine de syndicats et associations, toute activité. De manifestations en négociations, de revendications en concessions, le pays vit désormais à son rythme, au point même qu’on peut dire qu’il est à présent sa “chose”, qu’il manie à volonté. Le peuple guadeloupéen est derrière lui, il manifeste la même volonté que la sienne, de venir à bout de l’exploitation outrancière dans le neuf cent soixante et unième département français. Il forme les masses des manifestations que le collectif organise, il chante les slogans qu’il dicte, ce peuple est désormais uni, comme une légion, même comme une armée toute entière, contre l’abus, la duperie, la corruption, et aussi, le mépris. C’est un fait. Une porte de sortie de conflit semble aujourd’hui être en train de s’ouvrir : après avoir refusé en bloc les propositions des élus locaux et du patronat, le LKP tient à examiner celles du Président, sans se prononcer. Ce qu’il serait facile de faire passer pour du chipotage enfantin est en fait la cause de l’attitude du gouvernement, qui a été perçue comme un manque total de respect et une preuve de mépris, suite à la rupture brutale des négociations avec le secrétaire d’État à l’outre-mer, et son retour précipité en métropole. Mais reprenons l’affaire au début. Car c’est dès le mouvement des gérants de stations-service, qui pourtant n’avait aucun lien avec la vie chère, que la mobilisation s’est faite en faveur de ce que l’on appelle le ” liannaj kont pwofitasyon ?. Est-ce une coïncidence ou bien une manœuvre savamment orchestrée de sa part ? Encore aujourd’hui, çà et là sur les blogs, les forums, ou même dans la rue, le débat subsiste encore et certains l’évitent. Mais c’est pourtant une question cruciale : de la réponse à cette question repose toute la pertinence de son message, à savoir est-ce que le peuple guadeloupéen s’est véritablement fédéré de lui-même, ou a t’il été contraint, à finalement manifester pour une cause, certes louable, et qui le concerne pleinement, mais néanmoins pour laquelle il n’était finalement pas prêt à lutter ? De la réponse à cette question nous arriverons à dire également s’il existe véritablement, ce ” pèp gwadloup ” que l’on ressasse à longueur d’interviews, et de débats, ou s’il n’est qu’une utopie, qui ne demande cependant qu’à se réaliser. Pour vérifier cela, il suffit de lui redonner l’accès à l’essence, de laisser les surfaces commerçantes se réapprovisionner afin d’ouvrir, et de permettre aux entreprises de fonctionner à nouveau. Quel soutien pensez avoir alors le collectif ? Rien. Il n’aura à faire défiler que les bénéficiaires du revenu minimal d’insertion, des retraites, ou encore ceux qui perçoivent les assedic. Ceux-là mêmes et juste ceux là mêmes qui constituent les faibles forces que l’on retrouve quotidiennement à dresser des barrages. Mais ce n’est pas tout : encore faut-il que tous ces gens-là aient l’envie de le soutenir encore, car privés pendant plus d’un mois de tous les services, ils auront sûrement quelques démarches administratives à effectuer d’abord, afin de régulariser leur situation. Et comme c’est tout un département qui va éprouver ce besoin, il faut se préparer à ce que cela prenne un certain temps avant que les gens soient à jour. Le collectif n’y peut rien, je n’y peux rien, personne n’y peut rien, c’est là en revanche un fait, et non une lubie personnelle : la population prend toujours le temps de sauver ses propres meubles avant d’éventuellement soutenir le sauvetage de ceux des autres. Le communisme est bel est bien révolu, le socialisme n’a plus de repères, il faut regarder le monde tourner et changer, et l’accepter, au fond les membres du collectif même relayent par certains de leurs comportements, des élans de libéralisme populaire, et de capitalisme primaire : ” La gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo, yo pé ké fè sa yo vlé an péyi an nou ? n’est certainement pas révélateur d’une envie de partage et d’échanges … C’est la première accusation qui a été faite au LKP, celle d’un mouvement raciste et indépendantiste. Mais il ne fallait pas prendre la revendication ” la priorité à l’embauche pour les guadeloupéens ” au pied de la lettre, c’est après réflexions, plus une mauvaise formulation qu’un relan de discrimination. La Guadeloupe connaît en effet un fort taux de chômage, notamment chez les jeunes, couplé au fait qu’il touche également des jeunes hautement diplômés. Ces personnes sont alors surqualifiées une fois de retour dans le département, un territoire qui comporte peu de postes à hautes responsabilités. De plus, les entrepreneurs sont souvent métropolitains, et généralement, préfèrent employer de la main d’œuvre métropolitaine, ce qui exaspère la population, puisque finalement, ces initiatives ne créent pas vraiment l’emploi. Ce n’est pas du racisme exercé à l’embauche à proprement parler qui existe en Guadeloupe, mais c’est le fait que les entrepreneurs qui cherchent à monter une boîte aux antilles ne connaissent pas les réalités de ce monde, et préfèrent s’appuyer sur des méthodes de travail auxquelles ils sont habitués. Plusieurs préjugés ont cours sur les uns et les autres, qu’on soit systématiquement ” fonctionnaire ici pour quatre ans ? parce que l’on est blanc, ou ” distant d’avec les horaires et peu consciencieux ? parce qu’on a la teinte ” locale”, et bloquent ainsi le marché de l’emploi. Résultat, la plupart des jeunes chômeurs sombrent dans l’alcool et la drogue, parce que sans projet construit à rêver, à bâtir. C’est là aussi le problème des formations disponibles sur place, dont très peu préparent à des emplois existant sur le territoire départemental. Les politiques de formation ne se sont pas élaborées conjointement aux possibilités de recrutement, l’opportunisme politique et le manque de dialogue se payent lourdement aujourd’hui. Mais revenons-en à la situation actuelle. Car à l’origine, le collectif proposait quand même une plate-forme de 146 revendications. C’est un vaste projet qui en fait ne concerne pas que la vie chère, contrairement à ce qui a été scandé, et qu’on tenterait de qualifier de populaire à premier abord, avec un souci de se faire la voix de tous les guadeloupéens. Pourtant, sur les dix chapitres de la plate-forme de revendications, seul un est consacré à la vie chère. Culture, éducation, emploi, environnement … C’est une liste de propositions de réforme de la société guadeloupéenne toute entière que l’UGTG (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens), tête de file du collectif, propose, mi-décembre, suite aux importants évènements de lutte en Guyane, contre le prix excessif du carburant. Un mois après, à la mi-janvier, devant le désintéressement des élus pour ces revendications, et profitant d’une grève des gérants de stations-service, le collectif lance un appel à la grève général. Stop. Un petit point est nécessaire. Le collectif est créé sous l’impulsion de l’UGTG, à la fois syndicat et groupe de pression, à tendance indépendantiste. Les moyens de ce syndicat sont connus par les élus locaux : une forte pression, des actions violentes, et pas de négociations, pas d’arrangements à l’amiable. Plusieurs entreprises ont déjà déposé le bilan en Guadeloupe suite à des actions de ce syndicat, soi disant pour défendre le droit des salariés, dont personne ne se soucie une fois l’entreprise coulée. Ceci a toute son importance dans l’affaire actuelle, car la majorité des gérants de stations-service sont affiliés à ce syndicat. Même si leur combat porte sur la protestation contre l’installation en Guadeloupe de stations-service automatiques, leur mouvement permet au collectif de mobiliser les foules : pas d’essence, pas de circulation, donc pas d’activité. La grève générale prend alors forme. Il y a également un autre point qu’il faut préciser : Elie Domota, le secrétaire général de l’UGTG, est directeur-adjoint de l’ANPE Guadeloupe. Certains n’auront pas manqué de le relever, afin de dénoncer son statut de ” revendicateur planqué “. Seulement voilà, cela sous-entend également une autre réalité : en tant que professionnel de l’emploi, les laissés pour compte, c’est le public auprès duquel il intervient quotidiennement. C’est-à-dire que c’est une personne qui est face à une grande part des réalités, et qui sait donc quelles sont les attentes des gens les plus défavorisés, des gens qu’il côtoie également depuis son plus jeune âge, puisqu’originaire d’un quartier ” malfamé ” en marge du chef lieu. Comme à l’accoutumée donc, l’UGTG, qui mène le cortège, pense qu’en frappant un bon coup, il va obtenir gain de cause et c’est ainsi que près de quarante mille guadeloupéens se retrouvent pour manifester pacifiquement dans les rues ” kont pwofitasyon ” (contre l’exploitation outrancière). C’est près d’un habitant sur dix. Jamais le département n’a connu pareil soulèvement, depuis la départementalisation du moins. Ceci a été un grand argument en faveur du mouvement, il faut cependant préciser que si ces manifestants ont rempli les espaces médiatiques, il n’a en revanche été fait que très peu de cas des 90% de gens absents des manifestations, qui a été l’argument lancé par els détracteurs du LKP. Mais cet élan populaire, presque contraint, surprend les élus et sont alors organisées à la hâte, des négociations entre représentants du LKP, élus, professionnels et administrateurs compétents. Le constat est alors flagrant : aux premiers rendez-vous, les membres du collectif sont sans arguments, sans projet, avec une connaissance sommaire de la situation. Les élus et les professionnels passent plus de temps à les éclairer qu’à véritablement chercher des pistes de solutions pour sortir du conflit, qui s’enlise. Désemparés, tous en appellent à la responsabilité de l’État de régler ce conflit, ne sachant pas par quel bout commencer, puisque pour la première fois devant le fait accompli s’une situation qui en partie les dépasse. La responsabilité de l’État Français, qui ressort à chaque difficulté. Et jamais de changement de point de vue : ” La France nous a exploité, aujourd’hui, elle doit nous supporter “. C’est inquiétant ce paradoxe qui est que ce sont les membres du LKP les plus proches des tendances indépendantistes, qui n’ont pourtant eu cesse de réclamer l’intervention du gouvernement, perpétuant ainsi les tradition d’assistanat. De plus, le patronat se refuse à admettre qu’il va falloir pour une fois faire un effort de leur poche qui ne serait pas compensé par l’État. Ces habitus sont en fait le cœur du problème guadeloupéen : toujours à reprocher à la France de maintenir les DOM en l’état de colonies, mais de leur côté ne jamais adopter de comportements permettant à l’État d’entamer une réforme statutaire dans lequel un nouvel ordre pourrait s’établir. Non pourtant, je refuse d’affirmer que ce mouvement est ce que certains tentent de faire passer pour une ” crise identitaire “, mais il se rapproche en de nombreux points d’une crise de puberté, de ce long couloir sombre qui se présente à chacun d’entre nous, séparant l’enfance de la maturité, l’imitation de la création, l’insolence de la pertinence. La preuve en est l’attitude des gens : la difficile reconnaissance de leur responsabilité dans certains de leurs actes, la violence comme seule voix, le refuge dans le silence et la colère, le refus du dialogue … Tous les symptômes de l’adolescence difficile d’une enfance maltraitée. Et c’est normal, la voilà enfin, l’émancipation qu’ont tant rêvé les intellectuels locaux et les politiques, qui ont forcés la départementalisation au lendemain de la seconde guerre mondiale. Même si la forte empreinte qu’a eue sur cette région l’action coloniale de la métropole n’est pas toujours digérée par la mentalité populaire guadeloupéenne, mal insérée au sein de sa culture, encore aujourd’hui, cette partie de son histoire, trop souvent raccourcie au mot ” esclavage “, est sans cesse le prétexte à tout ce qui dérange les guadeloupéens. Mais les mutations s’opèrent car on ne peut pourtant résumer tous les maux de la société locale à l’administration coloniale, et post-coloniale. Je laisse aux historiens spécialisés, qui sont étonnamment les grands absents des plateaux télévisés et des débats radiophoniques, le soin de l’expliquer, prioritairement bien sûr à ceux qui n’auraient pas lu les ouvrages l’expliquant déjà. J’aimerais donc d’avantage attirer l’attention des lecteurs de cet article et des membres du collectif sur les comportements de la population. En effet, proposer des revendications, ce ne peut être efficace qu’à la condition qu’elles soient adaptées à ceux qui en bénéficient. Or, il me semble que tel n’est pas le cas. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une révolte d’une majorité opprimée sur une minorité, nous ne sommes pas comme à l’aube de la Révolution française de 1789. Ce ne sont pas les points communs qui manquent, mais le plus fondamental diffère : ainsi, les évènements n’étaient que le fruit de toute l’action, menée pas les philosophes des Lumières dans leurs ouvrages, tout au long du siècle qui les a précédés. Malgré le caractère soudain donné à la mise en place des barricades et la prise de la Bastille, c’est une lente réflexion, et une lutte qui s’est d’abord faite par les mots, afin d’éduquer la population, et de la préparer à la multitude de situations possibles post-actes. Ce n’est pas le cas de la Guadeloupe. L’action y précède la réflexion, n’attendons pas que le système en ressorte changé. Les propositions, les mesures annoncées, ne sont que des rustines, qui n’arrangent rien au problème de fond. Elles ne font que le déplacer. Pourquoi ? Parce qu’elles interviennent sans connaissance de ces problèmes. Aucune étude n’a été menée sur la vie, sur les sociétés dans les DOM, par le gouvernement. Bien au contraire, chaque année, il s’attache à détruire un peu plus les organisations qui avaient été mises en place pour collecter des témoignages et des statistiques, au tournant du siècle, sur ces départements, afin de proposer non plus des mesures, mais des solutions. Mais on peut aussi se tourner du côté de ces régions qui elles n’ont plus, n’ont pas cherché à mieux connaître leur population. C’est véritablement un problème de méconnaissance de l’autre : les antillais tendant vers le repli, et la métropole, favorisant l’isolation, ne se font pas face, mais sont bel et bien dos à dos face aux problèmes. Il n’y a pas de coopération, jamais le point de vue de l’un ne cherche celui de l’autre, chacun s’enferme dans ses préjugés et laisse porte close au dialogue de fond. C’est un problème d’autant plus préoccupant que c’est un schéma qui se reproduit au sein de chaque DOM : chaque groupe social refuse l’échange avec un autre, malgré les fortes mobilisations, ces collectivités ne s’expriment pas d’une voix uniforme. Exacerbant ces tensions en Martinique, un récent reportage diffusé sur Canal+ montre bien la réalité antillaise : les revendications des uns sont récupérées par la voix des autres, chaque parti ne tenant compte que de ses propres envies, ses propres besoins, et ses propres moyens. Aucun ne propose un projet commun. Encore une fois donc, pour reprendre le questionnement du début, existe t’il un ” peuple guadeloupéen “, capable de se fédérer pour faire face aux difficultés ? Les constats et les prémices de réflexion faits à l’instant sont en faveur d‚Äòune réponse négative. Chacun possède sa propre définition du terme ” guadeloupéen ” et pourtant, reconnaît qu’il est une part de l’héritage du monde colonial. C’est donc dans ce monde là qu’il faut chercher une partie des réponses aux problèmes d’aujourd’hui, mais une partie seulement, contrairement à l’avis des grévistes les plus extrêmes qui pense que là est la source de tous les problèmes. En effet, la plupart de ceux-là non pas conscience, on dirait, que la crise est mondiale. Malgré leur caractère étendu, les revendications sont plutôt nombrilistes et égoïstes. Les guadeloupéens ne prennent pas part à leur manière, aux revendications faites çà et là depuis le début de la crise. Non, ce sont des revendications pour la Guadeloupe, et elle seule. Même s’il a été en apparence ” soutenu ” par les autres Dom et que le Président a répondu par un plan d’aide global pour tous les DOMs, le mouvement initial de revendications n’a pas d’yeux pour autre chose que l’archipel guadeloupéen. On a même de nombreuses fois pensé à l’hypothèse d’une poursuite du mouvement en métropole parce que soi-disant représentatif des revendications à l’échelle nationale. Mais disons le enfin, parce que c’est une idée qui a toujours implicitement été sous-jacente à ce qui se passe, les droits réclamés sont surtout pour le bénéfice de la population dite ” descendant d’esclave “, pour employer le terme politiquement correct, résumé autant par les chefs de file du LKP en coulisses que par les commentaires des détracteurs du mouvement en métropole par les termes ” noirs “, ” nègres “, ” nèg ” et autres synonymes. Pourtant, ils ne sont pas tous ” noirs ” à manifester, mais encore une fois, les antagonismes coloniaux teintent le débat, tantôt pour le justifier, tantôt pour le décrédibiliser. Et c’est ce point qui ne peut empêcher l’étudiant en histoire averti que j’espère être, de rapprocher ce mouvement des évènements connus en Europe dans les années trente, au lendemain de la crise de 1929. L’exacerbation du sentiment ” national “, le discours redondant autour des préjugés racistes et identitaires de l’imaginaire populaire, la désignation d’un ” ennemi ” précis et tout trouvé ne sont guère différents des propos du parti Nazi allemand à propos de la France et des juifs, en période de grande crise. Bien sûr, il faut quand même nuancer cela (tout en restant vigilant), car on ne peut comparer un pays démographiquement fort et un petit département de moins d’un demi million d’âmes, pas plus qu’on ne le peut suite à un ordre mondial tout de même différent. Néanmoins, les dérives actuelles du mouvement, sont malgré leur proportion minime, à prendre très sérieusement comme les extrêmes limites vers lesquelles il ne faut pas tendre. Les limites, le cadre, c’est justement ce que l’on peine à définir en ce moment. Et justement, à l’heure où le mouvement dégénère, il faut se poser les questions du pourquoi, afin de prévenir. On a vite mis sur le dos des plus jeunes la responsabilité des dégradations du patrimoine lors des affrontements, cette jeunesse qui se laisserait influencer par les clichés de “gangsta” véhiculés dans les productions filmographiques américaines, et dans les chansons jamaïcaines. Là encore, c’est une cible facile, la jeunesse que l’on ne fait que croiser en temps normal dans la rue, sans jamais tendre la main. C’est de même pour l’immigration illégale de haïtiens, ou de dominicains, gens que l’on méprise ici, dans le même temps où on se plaint s’être laissé pour compte par la ” maison mère “. Là encore, le changement des comportements pourrait réduire la fracture sociale et permettre une plus grande cohérence du mouvement. Outre les dérives, les conséquences sont importante : déscolarisation, impact sur le tourisme (tout autant immédiat que sur le long terme), et on parle de plusieurs centaines d’entreprises qui développent le bilan, rien de ce qui est la conséquence de la vie chère en somme, n’a pour l’instant payé le tribut du mouvement. C’est normal, le manque d’organisation était palpable, et la mésinformation ainsi que la désinformation ont été des facteurs importants, conduisant aux troubles récents. La partialité des médias dans le traitement de l’information n’a rien arrangé à la bonne marche des opérations. L’enracinement profond des maux guadeloupéens nous pousse à penser qu’il faut faire table rase de ce qui existe et de repenser complètement notre société. Il va désormais falloir se poser les bonnes question pour ce qui va décidément être non pas la reconstruction, mais bel et bien la construction, de la Guadeloupe, et parmi lesquelles, quatre fondamentales : les faits, les envies, les besoins, les moyens. Ce n’est pas si facile que ça, car même sur le constat des faits, tout le monde n’est pas d’accord. C’est une démarche longue qui s’entame en Guadeloupe et qui va nécessiter l’intervention de tous, des intellectuels au petit peuple, de ceux qui n’ont jamais vu autre chose aux touristes, des plus jeunes au plus âgés, avec au moins une génération entière qui va vivre cette mutation, qui va devoir se remettre en question pour être sur de donner à la Guadeloupe l’avenir qu’elle mérite. Il va falloir faire des sacrifices, des concessions, et prendre son temps de bien faire, pourtant déjà, les élus demandent un référendum en faveur de la réforme statutaire, choisir un moule sans être sur des ingrédients à disposition, et donc avant de savoir quel gâteau on veut faire, est-ce vraiment la bonne méthode ? Le dialogue et la concertation, dans le respect et la confiance, la clé de la solution ? ” sé ansamb nou ké rivé ” (c’est ensemble que nous y arriverons) sidstar
Rimbus
Viva Vauzelle !
Le renard argenté de Provence est le grand favori pour se succéder à lui-même à l’hôtel de la Région PACA. Michel Vauzelle a une autre stature que Mariani, son adversaire de l’Ump qu’il devance de 10 % selon un sondage Opinion Way pour le Figaro. Dans l’hypothèse d’une triangulaire avec Le Pen il franchit les 50 %. Vauzelle, qui a été le bras droit de Mitterrand le grand en 1981 a une bonne expérience des campagnes présidentielles. La présidence de Région ne saurait lui échapper.
sarkofrance
Le scandale des prisons
Voici la nouvelle campagne de l’Observatoire International des Prisons. C’est simple, clair et efficace. &alt=rss
unclavesien
Octobre à la loupe
N’ayant pas la tête à faire un billet, je me jette sur l’opportunité offerte par ce début de mois pour publier mes statistiques de fréquentation du blog. Comme j’ai observé au cours de la dernière semaine d’Octobre une nette diminution des visites —pour laquelle je n’ai aucune explication—, l’idée m’est venue de comparer le mois écoulé avec la même période en 2008. C’est plutôt encourageant, dans la mesure où tous ces chiffres ont une réelle signification, puisque si la moyenne des pages vues a diminué (-13,80%), le nombre de visiteurs uniques a augmenté de 530,20%. Bref, voici les résultats du Coucou au mois d’Octobre 2009, scrutés par Google Analytics: 6186 visites3693 visiteurs uniques absolus10207 pages vues2:48 passées sur le site en moyenne. Sources des visites:direct 1402lepost.fr 507wikio 378jegpol.blogspot.com 348sarkofrance.blogspot.com 333twitter 115sebmusset.blogspot.com 112jen-airienadireetalors.20minutes-blogs.fr 11netvibes.com 98betapolitique.fr 95ruminances.unblog.fr 89mtislav.blogspot.com 85merle-moqueur.blogspot.com 75nouvelhermes.blogspot.com 62falconhill.blogspot.com 58sarkobasta.blogspot.com 58labs.wikio.net 51le-gout-des-autres.blogspirit.com 48fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com 40eag64.hautetfort.com 35gwedenis.blogspot.com 35marre-et-remarre.blogspot.com 30berenicecarpediem.blogspot.com 26pearltrees.com 26cestjustehistoirededire.blogspot.com 24cozop.com 23monsieurpoireau.blogspot.com 23macao-levilainpetitcanard.blogspot.com 20epaminondas-lesesperluettesdepamin.blogspot.com 18crisedanslesmedias.hautetfort.com 17pensezbibi.com 16rimbusblog.blogspot.com 16agoravox.fr 15 J’arrête la liste là… Merci à tous!(le graphique peut être agrandi en cliquant dessus)
sarkofrance
Copé, ou l'exemple concret
Copé, ou l'illustration par l'exemple "concret"envoyé par politistution. - L’actualité du moment en vidéo.
bahbycc
Physique-Chimie, Histoire-Géo ...
L’histoire-géo, c’est grave. Évidemment, quand on ne sais pas d’où on vient, on ne sait pas où on va. Mais, évidemment, ce qui est visé, ce n’est pas forcément l’histoire. On n’a pas pensé à ça : on a surtout pensé aux postes de profs en moins et aux économies substantielles que ça représentait… Évidemment, le plan de casse du service public passe par ces petits sacrifices. Si on veut faire le beurre des systèmes privés, des Acamerdia et autres boîtes à bac, il faut bien rendre le service public plus mauvais. (Sans que toutefois, cela se voie trop.) Manque de bol, en plein débat sur l’identité nationale, ça se voit beaucoup, cette atteinte à la connaissance de ce qui constitue, justement, notre identité nationale. Mais on a beau gueuler sur le fond, dire qu’avoir un peu culture générale, ça ne mange pas de pain et même que ça ajoute un peu de confiture, on tombe du mauvais côté de la tartine. On ne parle pas de la même chose. Cependant, Luc Châtel ne manque pas totalement son coup, puisque dans le même temps, il réduit drastiquement les horaires de Physique-Chimie dans les filières scientifiques, sans qu’on s’en aperçoive : le texte de la pétition* explique très clairement ce que prévoit le projet de réforme du lycée : il “entraîne une diminution de 144 h des horaires de sciences sur l’ensemble du lycée. Soit une demi-journée hebdomadaire, pour un élève ayant choisi un parcours scientifique dès la seconde. En Première S, l’enseignement de sciences physiques subirait une perte de 33% par rapport à l’horaire actuel. Ainsi, l’horaire hebdomadaire de cours de physique et chimie passerait de 2,5h à 1h ! et cette diminution ne serait pas compensée en terminale. De plus, sans cadrage national des dédoublements, la pratique expérimentale, indispensable au scientifique, ne serait plus garantie. En repoussant la formation aux sciences vers la classe terminale et l’enseignement supérieur, c’est toute la dimension scientifique de la filière S qui est appauvrie. Les conséquences de cette réforme sur le recrutement et la formation en sciences des futurs techniciens, ingénieurs et scientifiques en seraient désastreuses.” Les sciences, on pouvait penser que c’était, dans notre société, plutôt valorisé. A vrai dire, s’il y a encore une filière qui fonctionne, c’est bien la filière S : une filière généraliste, qui ouvre toutes les portes, même celles des prépas et à l’issue de celles-ci, les études les plus nobles, des écoles d’ingénieurs aux Mines, ou encore à Normal Sup, en passant par les écoles de commerce… Mais comme je vous le disais plus haut, en raisonnant, en tentant d’expliquer et de comprendre, on tombe à côté : le but de cette réforme, c’est la casse du système public et rien d’autre. Partant de là, peu importe. Cela fera le lit du privé, pour les enfants qui ont la chance d’avoir des familles fortunées. Les autres se contenteront d’une éducation qui mène nulle part. CC *(cliquez pour la signer, ça ne mange pas de pain…)
Stef
Chaine des comparaisons de blo ...
Ok, donc comme me le demande Homer, je m’essaye à une chaine de liens qui pour moi n’est vraiment pas une habitude. Mais comme j’ai trouvé ça sympa au mois d’août pour résumer l’actu et remercier la blogosphère à gauche. Je réitère l’opération. Cela n’est pas forcément ce qui était demandé au départ par Nicolas et le coucou qui souhaitent communiquer sur les chiffres de la fréquentation de leurs blog, mais je n’ai à communiquer que le chiffre de 1700 visites pour le mois d’août, chiffre qui ne reprend pas comme rappelé par mes collègues, les visites venant par exemple des smartphones ou autre portail et agrégateur en tout genre. Reste que si je ne m’essaye pas assez à ces chaines de liens, ce n’est pas étonnant d’avoir aussi peu de visites. Je suis long à la détente, mais le principe me plait bien finalement, car il me permet de saluer le retour de ELN, qui comme cela nous est surement déjà arrivé à tous, a dû batailler ferme avec son FAI pour retrouver une connexion internet (et y en a pas un pour sortir du lot). Je salue également Elmone qui semble prendre une petite pause depuis trois jours, dirait-on. Et remercie comme prévu la blogosphère à gauche qui pour moi est essentielle quand on constate au quotidien la désinformation à laquelle se livrent certains journalistes. Merci donc à : SLOVAR les nouvelles - expressions libresBlog d’un jeune social-démocrate ouvert sur le mondeLAIT d’BEUSARKOFRANCELe blog Satirique de Nicolas Sarkozy de Nagy-BocsaMonsieur Poireau, le blog qui donne la patateIntox2007.info, blog politique Le blog d’Eva, R-sistons à l’intolérable Et passe la main à Christie,Trublyonne et Philippe.
Rimbus
Sondages : Ségolène devance ...
Deux sondages d’opinion se téléscopent cette semaine : Mardi, c’est Nicolas Sarkozy qui bat son record d’impopularité, avec 61 % des sondés qui désapprouvent son action comme président de la République (Ipsos-Paris Match) Vendredi, c’est Ségolène Royal dans un sondage BVA pour Canal+ qui réunit 74 % des sondés pour dire qu’ils la jugent comme un handicap pour le PS. Vous me direz avec raison qu’on ne compare pas des courges et des navets, que les questions sont différentes, etc. Néanmoins, il me semble qu’en matière d’impopularité, Ségo devance Sarko. L’entourage de celle qui portait les couleurs du PS il y a 2 ans et demi porte sa part de responsabilité dans cette contre-performance, alors, est-ce un effet André Hadjez ou Françoise Degois ?
Lady Marwina
Aïcha, Myriam et le stylo d'o ...
Aïcha, Myriam et le stylo d’or. Il était une fois une petite fille du nom d’Aïcha, qui avait reçu de sa grand mère un stylo dont l’encre était semblable à de l’or. Très heureuse de ce présent, elle le mit dans sa trousse et se rendit à l’école. Dans sa classe se trouvait une autre petite fille du nom de Myriam, qui avait eu jadis un crayon de même nature, mais qui s’était malheureusement fait voler sa trousse par un élève d’un cours supérieur, qui avait depuis été renvoyé de l’école à cause de sa conduite. En voyant le stylo d’Aïcha, Myriam cru -avec sincérité- qu’il s’agissait la de son stylo perdu. Elle alla voir l’institutrice et lui dit que le stylo d’or d’Aïcha était son stylo, volé il y a plusieurs années déjà. De bonne foi, l’institutrice confisqua le stylo d’or d’Aïcha, qui en conçu une grande peine, mais ne pouvait rien dire. Le stylo d’or atterrit dans la trousse de Myriam. Très heureuse que justice soit enfin rendue, Myriam se vanta beaucoup de son stylo. Aïcha la regardait sans pouvoir rien faire, et en conçu une grande amertume. Elle alla se plaindre à l’institutrice, qui comprit bien que le stylo d’or d’Aïcha lui avait été offert par sa grand mère et qu’elle avait fait une erreur en le donnant de la sorte à Myriam. Elle proposa donc à Myriam de partager le stylo avec Aïcha, plus exactement de le lui prêter lorsqu’Aïcha en avait besoin, et Myriam accepta. Pourtant, elle ne tient jamais son engagement de prêter le stylo, et inventait toujours des tas d’excuses pour le garder pour elle et elle seule. Aïcha devait tous les jours supporter que Myriam lui refuse de prêter le stylo, et cela la rendait de plus en plus amère. “Myriam doit avoir peur que je le lui reprenne, eh bien elle n’a peut être pas tord!” se disait la fillette. Elle se mit à la détester. Ainsi, un jour, à la récréation, elle sauta sur Myriam et lui tira les cheveux. L’institutrice les sépara et punit Aïcha. A la sortie des cours, Myriam, qui voulait se venger d’Aïcha, lui fit un croche pied. La petite fille tomba et se foula la cheville. Elle arriva le lendemain en cours avec un plâtre, mais comme la scène s’était passée en dehors de l’école Myriam n’eut aucune punition de la part de l’institutrice pour le croche-pied. Pendant la récréation, Aïcha, de plus en plus amère, frappa Myriam avec son plâtre. Elle se fit mal à la cheville, bien sûr, mais fit également un bleu à Myriam. Et elle retourna en punition. A la sortie des écoles, Myriam voulu encore se venger et poussa Aïcha contre le mur qui servait de rambarde à l’allée qu’elles empruntaient. Aïcha tomba dans la rue en contrebas de cette allée, et se cassa le bras. Le lendemain, elle avait deux plâtres. A la récréation, elle se cachait dans l’encadrure d’une porte et frappa de toutes ses forces la tête de Myriam avec son plâtre. Elle se fit mal au bras, bien sur, mais Myriam avait une bosse. Aïcha fut de nouveau punie. A la sortie de l’école, Myrieam, qui voulait toujours se venger, poussa Aïcha sur la route. Aïcha fut fauchée au vol par une voiture. Quand elle revint en cours, quelques mois plus tard, elle était en fauteuil roulant. Elle voulait toujours se venger de Myriam, alors, à la récréation, elle se cacha au sommet d’une petite côte et attendit que passe son ennemie. Lorsqu’arriva Myriam, elle dévala la pente à toute allure sur son fauteuil et roula sur Myriam, qui eut le poignet foulé. Aïcha fut punie, une fois de plus. A la sortie de l’école, Myriam voulu encore se venger, et elle attaqua Aïcha avec ses ciseaux de classe. Elle creva un oeil à la fillette qui, pour se défendre, lui fit une méchante griffure au visage. En entendant les cris des autres élèves, l’institutrice sortit de l’école en courant et sépara les deux enfants. Quand elle demanda ce qui s’était passé, elle trouva des enfants pour dire que c’était Aïcha qui avait commencé, d’autres pour dire que c’était Myriam, certains pour dire qu’Aïcha l’avait cherché, d’autre pour dire que Myriam n’avait fait que se défendre, d’autres encore pour dire que la vengeance d’Aïcha était justifiée, d’autres encore pour dire que sans Aïcha il ne se serait rien passé. Enfin, tous les enfants qui avaient assisté à la scène avaient leur mot a dire. Tous. Mais il n’y en avait pas un qui se posait une autre question que celle ci: qui a commencé. Après que les deux fillettes aient étés emmenées, chacune dans leur camion de pompier, l’institutrice rentra chez elle, effondrée par ce qu’il s’était passé à deux pas du portail de son école. Sa fille cadette, qui avait 12 ans, lui demanda ce qui n’allait pas. L’institutrice raconta la scène de bagarre. Et la fillette de 12 ans demanda comment cela était arrivé. L’institutrice raconta la bagarre de la cour de récrée avec le fauteuil roulant, et sa fille lui demanda comment cela était arrivé. L’institutrice lui raconta l’histoire de la bousculade sur la route, et sa fille lui demanda encore comment cela avait pu se produire. Et ainsi de suite jusqu’à arriver au jour ou Aïcha avait tiré les cheveux de Myriam. La fillette demanda encore pourquoi, et sa mère lui parla du stylo d’or. Du haut de ses douze ans l’enfant marqua un pause, puis, sans se soucier de savoir si il y avait ou non des preuves comme quoi le stylo d’or d’Aïcha était bien celui offert par la grand mère ou celui dérobé à Myriam, elle demanda: “Puisque ces stylos d’or ne coûtent que 3 euros, pourquoi ne pas en avoir acheté un nouveau à Myriam, afin qu’elle rende le sien à Aïcha? Il y a suffisamment de stylo d’or à la papeterie pour que même chaque enfant de la classe en ait un pour lui.” L’institutrice comprit alors qu’au lieu de punir les écarts de violence d’une seule des deux fillettes -celle qui battait l’autre dans l’enceinte de l’école- elle aurait peut être du s’intéresser de plus près aux raisons exacte de leur différent. Aussi vrai qu’il y a plusieurs stylos d’or à la papeterie, il y a suffisamment de place pour que chacun ait un toit sûr et vive en paix en Terre Promise.
unclavesien
La censure du No Sarkozy Day n ...
Le groupe du No Sarkozy Day a été supprimé hier soir, sans avertissement ni explication. Il paraît que ce n’est pas la première fois que ce genre de chose se passe sur Facebook. On peut, au minimum, imputer cette disparition aux responsables français du site: ils doivent estimer qu’ils peuvent tout se permettre. Leurs motivations dans ce cas précis n’en restent pas moins sujettes à interprétations. Éliminer d’un clic de souris un groupe fort de plus de 360 000 membres n’est pas chose anodine. On imagine que la personne responsable de l’exécution y réfléchit à deux fois… Quelqu’un l’a fait, pourtant. Une première explication vient à l’esprit: c’est une besogne de supplétifs de l’UMP. Des sympathisants, ou des adhérents de ce parti, dénonçant jour après jour le groupe aux régulateurs du site, en arguant que serait publié sur sa page des contenus illicites. Ils auraient pu agir individuellement, par dépit, mais la possibilité d’une action concertée et planifiée apparaît tout de même plus vraisemblable. Ce dernier cas de figure fait alors irrésistiblement penser à un acte de censure initié par Nicolas Sarkozy et son entourage, dès lors que le succès croissant du N.S.D. leur apparaît comme une menace crédible. L’Élysée a-t-il du temps à perdre pour se soucier de bâillonner les contestataires? La réponse est oui, c’est parfaitement possible. M. Sarkozy a transformé la république en un régime dont la tête veut et peut décider de tout: du refus de la relaxe de Dominique de Villepin par la Justice, au coûteux raccordement de la villa de sa belle-famille au réseau de tout-à-l’égout. On sait qu’il va faire surveiller nos ordinateurs, on sait que préfets et responsables de l’ordre public savent qu’il peut leur en cuire de laisser des citoyens le conspuer, on sait qu’il défend la pelouse de ses amis… On sait en résumé que le crime de lèse-sarcozy est inscrit dans les édits implicites du chef de l’état. Alors oui, même hypothétique, l’intervention de l’Élysée dans la censure du groupe No Sarkozy Day est parfaitement réaliste. On ne prête qu’aux riches.Accessoirement, cet incident de parcours permet de mettre face à leurs contradictions les défenseurs de la pseudo-démocratie française. Est-ce la marque d’une démocratie, cette censure d’un mouvement de protestation populaire? Évidemment non ! Il est donc permis d’espérer que tous ceux qui, au non de la démocratie, firent la fine bouche au départ du No Sarkozy Day, vont à présent le rejoindre. Peu importe que cette censure ait été exigée par le président, ou qu’elle soit simplement l’effet de la complaisance de gestionnaires à l’égard du pouvoir, nous ne nous laisserons pas intimider. Le droit de manifester n’a pas encore été aboli dans ce pays, et par conséquent les entraves à la préparation d’une journée de protestation anti-Sarkozy apparaissent illégitimes.Un nouveau groupe a été créé sur FaceBook, où les adhésions sont attendues, nombreuses. Faisons du 27 mars 2010 : une journée pour dire NON À SARKOZY !Inscrivez-vous, encouragez vos amis à s’inscrire!
bahbycc
Mentir plus pour investir moin ...
Sur un plateau de télé, quand on confronte un syndicaliste ou un prof avec un ministre ou un président, il n’est pas rare que le politique termine la conversation, la main sur le cœur, en jurant que l’État n’a cessé de mettre de l’argent, de plus en plus d’argent dans l’éducation. Forcément, le prof ou le syndicaliste a beau jurer ses grands dieux que sur le terrain, on ne s’en rend pas compte, c’est toujours les chiffres, les statistiques et la parole ministérielle qui finit par l’emporter sur l’expérience empirique du terrain. “Vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette, je m’occupe de l’intérêt général…” Et pourtant, il y a de moins en moins de surveillant et les élèves se plantent des couteaux dans le dos. Et pourtant, il y a de moins en moins de profs et les classes sont de plus en plus chargées et les absents, de moins en moins remplacés. Mais ce n’est qu’une impression, puisqu’on investit toujours plus dans l’éducation. Puisqu’on vous le dit. Mais voilà…une note du ministère de l’Education Nationale fait les comptes et montre que la part du Produit intérieur brut consacrée à l’Education (la formation initiale) a diminué de 7,6% en 1995 à 6,6 en 2008. En 2008, le gouvernement a supprimé 11 200 postes dans l’Education nationale, pour l’essentiel des enseignants. (source) C’est un choix…Il faudrait l’assumer. Remarquons qu’avec Martin Hirsch l’Éducation Nationale continuera de faire des économies, tout en améliorant le service : avec de la volonté, on peut tout. Même proposé des cours d’éducation sexuelle gratos…Mais pas avec des petits dessins animés naïfs. Il vaut peut-être mieux des films plus explicites…Les enfants, de nos jours, voient tellement de choses à la télé… CC
Raja
Loi sur le logement ,la grande ...
UNE FRANCE DE PROPRIÉTAIRES : LA GRANDE MYSTIFICATION Le projet de loi de mobilisation en faveur du logement et de la lutte contre l’exclusion, stigmatise les HLM et profite au secteur privé. La baisse des ventes de logements neufs frappe de plein fouet les promoteurs immobiliers. Volant à leur secours, Nicolas Sarkozy a annoncé, le 1er octobre 2008, que 30 000 logements seraient rachetés. La plupart d’entre eux sont à l’état de projet, le coût de cette mesure n’est pas évalué. Jean-François Gabilla, président de la fédération des promoteurs constructeurs (Fpc), Alain Dinin, Pdg de Nexity, et un porte-parole de Bouygues Immobilier, se sont immédiatement félicités de cette décision. Ce soutien sans précédent aux majors de l’immobilier a tout de même fait réagir, dès le lendemain, les petits aménageurs. Réunis au sein du Snal (syndicat national des aménageurs de lotissement), ils ont regretté l’oubli de la maison individuelle et des parcelles de lotissements dans ce mur anti-crise. DÉMOLITION METHODIQUE DU LOGEMENT SOCIAL La mobilisation de fonds publics au profit des promoteurs privés servirait à soutenir l’emploi dans le bâtiment. Pourquoi ne pas commencer avec les Hlm, à l’heure où plus de trois millions de sans logis, ou de mal logés, attendent désespérément un logement social ? Or, le projet de loi de ¬´ mobilisation pour le logement et contre l’exclusion ?, dit ¬´ Molle ?, prévoit au contraire une forte baisse du budget du logement en 2009 (-6,7%) et une chute vertigineuse des crédits réservés au logement social de plus de 30%. Pour justifier cet assèchement budgétaire, le projet de loi stigmatise la gestion des offices Hlm, suspectés de cacher 11 milliards d’euros. Pour la construction, ¬´ l’État donne actuellement 2 500 euros par logement Hlm ? affirme le sénateur socialiste Thierry Repentin (Savoie), une misère qui ne permet pas de construire de logements sociaux sans disposer d’un minimum de trésorerie. Et faute de crédits suffisants, le désengagement financier de l’État bloque des projets de construction. Peu importe : ce mythe du bas de laine permet au gouvernement d’ouvrir la chasse aux ¬´ trésors ?, en obligeant les offices Hlm à signer une convention d’utilité sociale avec l’État (deux premiers articles du projet de loi), afin de ponctionner leur trésorerie. LES LOCATAIRES EN LIGNE DE MIRE Tout en réduisant l’offre de logements Hlm, le gouvernement ouvre la chasse aux locataires. La saturation du parc de logements sociaux découlerait ¬´ en partie, du droit au maintien dans les lieux qui sert de justification à des situations anormales ?, selon la sénatrice Ump du Pas-de-Calais, membre de la commission des affaires sociales, Brigitte Bout. ¬´ Les grands logements doivent être réservés aux familles nombreuses et le départ du dernier enfant du foyer familial doit entraîner, dans un délai raisonnable et sans que le loyer augmente, le déménagement des parents vers un logement plus petit ?, poursuit-elle. Passé le troisième refus de relogement, le locataire de moins de 70 ans serait expulsé dans un délai de six mois. Autre principe : ¬´ les personnes bénéficiant de revenus élevés ne doivent plus avoir accès aux Hlm ? affirme Brigitte Bout qui se demande ¬´ quel sens peuvent avoir les termes de logement social quand 70% des ménages disposent des ressources qui sont en dessous des plafonds des Hlm standards ? ?. Alors que la crise ne fait que commencer, que le pouvoir d’achat régresse, le gouvernement veut faire passer ce taux à 60%. Comment ? En baissant de 10% le plafond de ressources exigé pour entrer dans un logement Hlm et ce, dès 2009. Pour une famille francilienne avec deux enfants, le plafond de ressources passerait ainsi de 50 683 euros à 45 615 euros par an. Les locataires qui ont deux fois plus de ressources (100% du nouveau plafond), seraient expulsés. Ceux, dont les ressources dépassent de 20% à 59% ces fameux plafonds, paieraient un surloyer dont le montant serait directement décidé par le gouvernement, en application de la convention d’utilité sociale. Si le dépassement atteint 60% du plafond, le loyer atteindrait celui du secteur libre, en le mettant à 25% des ressources. Bref, comme l’explique Madame Bout, ¬´ si les locataires en place disposent de revenus plus élevés, ils devront payer le prix du marché ou déménager ?. Au lieu de répondre aux demandes en construisant des logements sociaux, le projet de loi généralise l’insécurité pour les locataires, met fin à la mixité sociale, crée des îlots de pauvreté. Grâce à cette hausse des loyers masquée, le gouvernement espère engranger 300 millions d’euros par an des ¬´ loyers de solidarité ?. Selon Christine Boutin, ces deux mesures combinées libèreraient 9 000 logements sociaux sur … 4 millions. Tant pis pour les classes moyennes parisiennes, coincées entre les loyers du secteur privé et un prix de l’immobilier inaccessibles. UNE FRANCE DE PROPRIÉTAIRES Si le gouvernement n’aime pas les locataires, en particulier ceux qui vivent dans un logement social, il adore les propriétaires rivés à leurs crédits. Ainsi, selon la sénatrice Brigitte Bout, ¬´ le projet de loi porte un message politique clair : la propriété ne doit pas rester le privilège des classes moyennes et des hauts revenus ?. Et de poursuivre : ¬´ l’accroissement de personnes propriétaires ?, ¬´ parmi les ménages disposant de faibles revenus, constitue un progrès social ?. En 2000, Georges W. Bush annonçait exactement le même programme ‚Äì ¬´ je veux une Amérique de propriétaires ? - (I want a home of your own ). Dans son discours de Vandoeuvre-lès-Nancy du 11 octobre 2007, et celui de l’Élysée du 8 février 2008, Nicolas Sarkozy lui a emboîté le pas, proposant même aux banques d’hypothéquer les biens achetés à crédit. Alors que le monde n’a pas fini de subir les effets d’une telle politique, persister dans cette voie laisse pantois. PRIORITE AUX PLUS VALUES IMMOBILI√àRES Le projet de loi donne de multiples gages aux propriétaires. ll réduit le délai d’expulsion de deux ans et demi, actuellement, à un an après le jugement. En outre, l’État met la main sur le pactole du 1% logement financé par les entreprises et géré paritairement avec les syndicats pour loger les salariés. Il oriente arbitrairement ces fonds vers la réhabilitation des centres villes d’une centaine de communes. Les crédits du 1% remplaceront ceux de l’État pour financer l’Anah (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) utilisés pour la réhabilitation du patrimoine. Autrement dit, les crédits du 1% collectés pour offrir aux salariés des logements sociaux, serviront aux propriétaires qui rénoveront leur logement ou leur immeuble dégradé … ¬´ Rénover les quartiers anciens dégradés, situés le plus souvent en centre ville, est un moyen de permettre la mixité sociale par le retour des classes moyennes ? explique Brigitte Bout. C’est surtout le meilleur moyen d’augmenter le prix du mètre carré, de faire de la plus value immobilière. Sous couvert de mobilisation en faveur du logement, le gouvernement mobilise surtout des moyens en faveur des propriétaires, pour maintenir à tout prix des loyers élevés. Il stigmatise les locataires de logements sociaux et ignore ceux du secteur privé qu’il se garde bien de protéger en plafonnant les loyers et en garantissant leur maintien dans les lieux. La seule solution pour sortir de la crise, c’est de construire les logements sociaux et de protéger de la spéculation immobilière tous les locataires par une loi réglementant les loyers, des logements sociaux comme ceux du secteur privé. COLLECTIF DE LOCATAIRES PARISIENS. Contact : collectif.locataires@gmail.com marie75
unclavesien
Les Suédois et nous
Notre pays est un cas, lorsqu’on le compare à la plupart des autres dans certains domaines. Aux yeux des étrangers, la France passe en effet aisément pour excentrique, tant les préoccupations de ses citoyens paraissent s’écarter de la norme internationale. C’est notamment le cas avec la place qu’occupe la culture classique dans notre vie publique. Un journaliste suédois a pu s’étonner ainsi de la propension de nos élites politiques à afficher leur proximité avec les grands maîtres de notre littérature. Son article s’intéresse plus particulièrement à nos grands élus, d’Edouard Balladur à Georges Pompidou (en oubliant curieusement François Mitterrand, dont l’érudition et la familiarité avec le monde des lettres étaient bien connues). Carl Rudbeck —c’est le nom du journaliste de Sydsvenskan—, établit de savoureuses comparaisons entre son propre pays et le nôtre, dont il aime manifestement la culture. Il n’est pas étonnant que, penché sur les goûts de nos élites, il ne se soit heurté à la personnalité de Nicolas Sarkozy, lequel, constate-t-il, confirme de manière négative l’importance que nous attachons à nos classiques. Son texte est sympathique, comme son «penchant certain pour la France, ce pays où l’histoire s’invite dans les débats quotidiens». C’est à lire sur Courrier international. P-S Intox 2007 et Hypos nous rappellent fort à propos des promesses de Nicolas Sarkozy… Eric se penche avec sa précision coutumière sur la manière d’organiser les contenus du Web… Nicolas est encore au bistro, mais ça n’étonnera personne…
sarkofrance
128ème semaine de Sarkofrance ...
Nicolas Sarkozy et ses proches n’en reviennent pas. Les affaires se multiplient, et disqualifient le discours présidentiel. Sarkozy doit ruser. Il fait des visites “surprises” et des interviews “surprises“. Histoire de créer l’évènement, et d’apaiser son inquiétude. Faites ce que je dis, pas ce que je faisEn quelques semaines, la Monarchie sarkozyenne a sombré. Frédéric Mitterrand s’est trop vite lâché pour défendre Polanski (faudrait-il rappeler que le cinéaste a sodomisé une gamine de 13 ans quand il approchait la quarantaine ?). La semaine dernière, la polémique sur les écrits passés du ministre de la culture ont estomaqué une bonne partie de la droite. Et l’indulgence du Monarque, qui fustigeait voici moins de deux ans “l’esprit de mai 1968″ les a achevé. On accuse Carla Bruni. Il paraît qu’elle était le lien avec une certaine gauche culturelle, pro-Hadopi et sarko-compatible. La “Première Dame” pourrait-elle se faire discrète ? Les ventes du Figaro risquent, autrement, d’en pâtir. La réaction du Petit Nicolas est curieuse, signe d’un narcissisme qui l’égare. Il ne s’amende pas. Au contraire, il conteste les critiques. Mercredi, lors du Conseil des Ministres, il a remercié les soutiens prodigués par certains membres du gouvernement à leur confrère de la Communication.La veille, le Prince Jean était venu lui-même répété sur le plateau de France 3 Ile-de-France les arguments mécaniques ressassés à l’envie par les supporteurs du Président: “j’ai été élu“. Bien sûr mon garçon. Ton expérience te disqualifie pour être assistant juridique à l’EPAD, le même établissement dont tu brigues la Présidence. L’héritier évita soigneusement de réagir aux interrogations quand à l’importance de son nom dans la rapidité de son parcours politique. « Nous sommes la risée du monde entier » a rappelé, quelques heures plus tard, François Bayrou. Jean Sarkozy est lui la risée du Web. Les sondages dénoncent cette “élection-nomination“. Et le Canard Enchainé rappelle comment l’Elysée a manoeuvré pour placer le Prince Jean: Pistonné pour être candidat dans un canton protégé de Neuilly-Sur-Seine, le fils Jean a rapidement “convaincu” le député-maire de Meudon Hervé Marseille de lui laisser sa place d’administrateur de l’EPAD (“On s’est mis d’accord entre nous sans voter” explique ce dernier). Quand au président sortant, Patrick Devedjian, un décret était prêt, cet été, pour lui permettre de poursuivre son mandat malgré ses 65 ans. L’Elysée a bloqué.Il y a des sujets plus graves en France que les turpitudes asiatiques de Frédéric Mitterrand ou le piston du fiston Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Mais ces deux affaires révèlent une chose : Nicolas Sarkozy est un menteur qui se juge au-dessus des règles qu’il professe à longueur de mandat. On connaissait ses penchants “Bling Bling“, le pantouflage de ses conseillers, ses voyages payés par la République ou de riches amis, ses week-ends de trois jours, ses 6 semaines de vacances cet été, l’augmentation de 172% de son propre salaire, son nouvel avion, ses visites castées, verrouillées et scénarisées aux quatre coins du pays. L’affaire Jean est la goutte d’eau d’un vase déjà plein. Papa Nicolas est inquietJeudi, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Gandrange, sans crier gare. La nouvelle aurait pu être incroyable. La bourgade était devenue le symbole des promesses non tenues au monde ouvrier. Mais au fait, de quelles promesses, ? La défense de l’emploi industriel. On avait presque oublié qu’il ne s’agit pas simplement de venir à Gandrange. Encore fallait-il avoir quelque chose à dire. Sur place, Sarkozy annonce… des décisions déjà annoncées par Luc Chatel il y a 8 mois : 300 millions d’euros pour la construction de rails, et 5 millions d’euros à Gandrange pour un centre d’apprentissage. Deux jours auparavant, il avait déjà expérimenté cette tactique de la visite “surprise“, dans un lycée de Seine-et-Marne, quelques heures après avoir annoncé de timides propositions pour réformer le lycée. Sarkozy vient caché et à l’improviste pour se déplacer sur le terrain. Il évite ainsi les journalistes et les contestataires. Le lendemain de cette visite à Gandrange, l’un de ses plus fidèles zélotes, Christian Estrosi, explique, sans rire, que les seules manifestations que Sarkozy aurait eu à craindre à Gandrange, auraient été “des manifestations de joie autour d’un gouvernement, autour d’un président de la République qui sait redonner de l’espérance“. Problème, une visite imprévue et sans journaliste n’a que peu de valeur. La parole politique a besoin de témoins pour engager son auteur. Nicolas Sarkozy est-il à ce point effrayé ? Jeudi, Sarkozy improvise aussi une interview “surprise” dans les colonnes du Figaro. Le patron du journal explique : “Sarkozy s’efforce de siffler la fin de la récré“. Le Monarque cherche à déminer les polémiques. Il a chaud. Un sondage révèle que 64% des Français interrogés, dont une majorié à droite, n’ont pas apprécié le népotisme présidentiel. Sarkozy ne donne pas le change : fermé à toutes les critiques (sauf une, son accusation coupable dans l’affaire Clearstream qu’il regrette), il égrène ses motifs d’autosatisfaction : il n’est pas plus impopulaire que ces prédécesseurs; le front social serait “apaisé“, le gouvernement aurait mis en oeuvre “ un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier”; les comptes de l’Etat seraient moins dégradés qu’ailleurs ; les prêts aux banques auraient été profitables à l’Etat; la taxe carbone serait remboursée à l’euro près, Mitterrand n’aurait rien fait de mal, Polanski n’aurait pas dû être arrêté. Faut-il prendre les lecteurs du Figaro pour des ignares à ce point ? Sarkozy nie même le bienfondé des commentaires rageurs des lecteurs du Figaro, heurtés par ces polémiques: “Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n’ont rien à dire sur le fond essayent d’attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français.“Le Monarque est-il à ce point déconnecté de la réalité ? Il est impopulaire depuis l’automne 2007. Personne n’a suivi la réponse française à la crise; c’est même plutôt la France qui a suivi la solution britannique en septembre 2008 face aux menaces de faillites bancaires; les déficits français sont plus inquiétants qu’ailleurs car la France se redresse rarement plus vite que les autres. Tous nos voisins cherchent à redresser leurs comptes. La taxe carbone sera seulement partiellement et forfaitairement remboursée, indépendamment des vrais surcoûts carbone. Quand aux aides bancaires, Sarkozy omet de rappeler que l’Etat, en cédant leurs actions au prix d’origine, et non à leur valeur de marché, s’est privé de plusieurs milliards d’euros de plus-values. Sarkozy n’a raison que sur un point: «Ce n’est pas mon fils qui est visé, c’est moi». Effectivement, l’affaire Jean Sarkozy est un souci d’éthique et de responsabilité pour le Monarque élyséen. le symbole d’une imposture d’Etat. Quand au calme social, d’autres ont joué la surprise : les agriculteurs ont décidé d’exprimer leur mécontentement dans la rues. Quelques 50 000 d’entre eux sont allés déversé du foin à quelques encablures de l’Elysée et dans une vingtaine de villes françaises. Les vrais sujetsA l’Assemblée Nationale, les députés de la commission des finances ont failli porter un coup au bouclier fiscal si cher au président: un amendement visant à en exclure la CSG et la CRDS a manqué d’être adopté. Fiscalement, le gouvernement est dans une impasse idéologique. s’il a raison de ne pas vouloir relâcher les soutiens à la demande et à l’investissement, il s’accroche à des symboles coûteux et inefficaces: la réduction de la TVA sur la restauration grève de 3 milliards d’euros le budget de l’Etat. Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat au Commerce, a fait les gros yeux cette semaine, en conviant les représentants du secteur pour une réunion d’engueulades. Sarkozy est pris au piège de son libéralisme clientéliste. Quand aux autres niches fiscales, pas touche ! La Sécurité Sociale souffre de la crise. Mais Sarkozy ne demandera aucune taxation des revenus du capital, largement épargnés depuis des lustres de toute contribution à la solidarité nationale: seuls les patients paieront, et attendront… le retour de la croissance. Sortez les cierges ! 8 millions de Français vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, des patients pour qui la santé coutera demain plus cher parce qu’un gouvernement a refusé d’élargir l’imposition solidaire. Mardi, Sarkozy annonce sa réforme du lycée. Un rendez-vous pris de longue date. Il tombe mal. Tout le monde ne parle que du piston du fiston. Sarkozy est troublé. Il fallait le regarder réciter son discours sur le lycée, le regard fuyant, la voix moins affirmée que d’habitude, quand il rappelait l’un des principes fondateurs du lycée sous Napoléon : «Cela voulait dire: désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.»Pour le reste, sa réforme est timide. Il promet encore un peu (une orientation plus souple, davantage de langues étrangères, deux heures de soutien pris sur les heures d’enseignement obligatoire), convainc peu, et reste inaudible, effacé par les soupçons de népotisme. A l’Assemblée Nationale, le chef de cabinet de l’Elysée est venu confié combien la Présidence avait eu tort dans ses manipulations sondagières révélées par la Cour des Comptes en juillet dernier. Christian Frémont devait justifier le budget de son patron pour l’an prochain devant la commission des finances. En 2008, l’attribution d’un contrat de 1,5 millions d’euros annuels, sans appel d’offre ni contrat détaillé, était une erreur: « Tout cela appartient au passé, ce système n’existe plus ». Second aveu, “Monsieur Buisson n’a plus les sondages depuis le mois de juillet“, et un appel d’offres sera lancé pour la réalisation de sondages portant exclusivement sur l’image du Président. En 2008, un sondage politique chaque semaine était préparé ( « un travail de rédaction des questions et d’analyse ») et payé par l’Elysée sans qu’on le sache. On apprit enfin que Patrick Buisson, l’occulte conseiller de Sarkozy à 1,5 millions d’euros annuels, ne touchait plus que 10 000 euros par mois… mais que Patrick Giacometti, son collègue, émargeait encore à 43 000 euros mensuels. Samedi, le quotidien Libération publie de nouvelles révélations sur les commissions occultes versées lors des ventes de sous-marins au Pakistan. Sarkozy était ministre du budget et directeur de campagne de Balladur. Il va devoir être convaincant pour justifier la provenance des 90 millions d’euros de frais de campagne de son mentor de l’époque… Ami sarkozyste, où es-tu ? &alt=rss
sarkofrance
Les secrets de la Cour de Sark ...
L’Express se lâche, ce jeudi. La une est sans équivoque: “Les secrets de la Cour“, photos de Nicolas et Jean Sarkozy à l’appui. L’affaire du népotisme présidentiel à l’EPAD a laissé des traces. La veille, sur France Inter, le conseiller spécial Henri Guaino, avait reconnu l’évidence: quel pouvoir ne suscite pas de phénomène de cour ? Il y a 15 jours déjà, le très conservateur Times de Londres écrivait: ” Le président de la Ve République est victime du ­phénomène de cour, un sentiment d’omnipotence qui vient de l’isolement du poste de dirigeant le plus puissant du monde démocratique.” Dans une cour, le monarque est seul, personne n’ose le critiquer, il préfère les conseils de son épouse à ceux de ses conseillers. Il protège ses proche et place sa famille, aux détriments de l’intérêt national. Toute ressemblance avec des personnages réels n’est pas fortuite. Extraits. “Personne ne bronche. Depuis que la controverse a éclaté, douze jours plus tôt, chacun est tétanisé et tout le monde se tait.” “un ami du chef de l’Etat dresse le bilan: “Je pensais que le côté informel de ce président si atypique empêcherait ces phénomènes de cour. Il n’en est rien. Et il est devenu le roi.”" L’ “affaire Jean” restera comme un cas d’école. “Il y a deux sujets qu’on s’interdit d’évoquer avec lui: la famille et les Hauts-de-Seine, relève un proche du chef de l’Etat. Alors, là, vous imaginez!” “Qui dit silence au château dit mutisme au gouvernement. Beaucoup de ministres ­jugeaient pourtant l’attitude du fils et du père “indéfendables”. Mais aucun n’a osé déplaire.” “Les ministres ne sont que des marionnettes”, pointe le député (UMP) de l’Aube, François Baroin.” “Ils se rêvent tous en saint Jean et se demandent en permanence : “Suis-je le ministre le plus aimé du Seigneur ?” “, confie un conseiller élyséen” “Nicolas Sarkozy n’accepte pas la critique sur quelques moments héroïques, ceux qu’il considère comme des faits d’armes établis de son épopée, par exemple la Géorgie”, nuance un autre. “Je choisis les sujets en fonction de son humeur”, complète un troisième.” Au sein de la majorité, une question fait florès: Nicolas Sarkozy est-il trop sous l’emprise de Carla Bruni? “Est-ce à cause de son épouse? Toujours est-il qu’il n’aime plus ses électeurs”, regrette un dirigeant du parti majoritaire. “C’est vrai qu’elle lui a fait découvrir que l’on s’amuse plus avec un intellectuel de gauche qu’avec un élu UMP!”, sourit un ami du président. Au final, on tire tout de même deux enseignements de cet intéressant dossier :1. Sarkozy a été atteint par l’affaire du Prince Jean.2. Il est isolé dans sa bulle et ne fait confiance qu’à lui-même. A bon entendeur… &alt=rss
Rebus
Autistes jusqu'au bout
Peut-on définir la ligne entre détermination, jusqu’au boutisme inutile, voire carrément faire la différence entre ce qui serait une volonté politique et un aveuglement dogmatique (et clientéliste) et la connerie pure et simple ? En fait, avec ce gouvernement, on navigue constamment entre tous ces états, et plus qu’à de la bêtise, on est confrontés à un refus du réel, et au “fait du prince” qui prime sur tout. Les décisions du monarque ne peuvent être contestées, même si des floppées d’experts, de chiffres et autres prouvent l’inanité de trucs du genre bouclier fiscal, hors de question de faire machine arrière. ce serait admettre que Toupti 1er n’est pas infaillible. Au pire, on pourra toujours envoyer un des chiens de garde du système, porte parole guignolesque à la Lefebvre, ministre ubuesque à la Lagarde ou diplômé es langue de bois option fayot de concours façon Bertrand face à des journalistes transis d’admiration porter la bonne parole. Le bouclier fiscal, contre vents et marées, tout injuste socialement et budgetivore qu’il soit, sera maintenu épicétou. De la connerie, de l’obstination, ou finalement bras d’honneur supplémentaire adressé aux français, comme pour la nomination du dauphin, le découpage électoral de Marleix, le futur Grand paris mis à disposition de la sarkozie, la justice chargée d’éliminer les adversaires politiques ou le mépris des volontés populaires (privatisation de la poste par exemple) ? Un blogger récemment titrait qu’un des piliers de la sarkozie (que je ne nommerai pas car personne ne connait ce monsieur et qu’il occupe un triste poste) était un malade mental. Et si, finalement, la composante principale de cette sarkozie était de faire une politique totalement dissociée du réel, à la limite de la schizophrénie ?
Stef
Eric Besson est une honte pour ...
Je préviens gentiment mon lecteur que ce billet ne sera pas l’occasion dans les commentaires de critiquer plus que de raison le parti socialiste. (ça serait hors sujet, on parle ici d’un homme) La vidéo ci-dessous met en évidence le cas limite schizophrénique (expression Umpiste pour qualifier l’opposant) de ce qui nous a paru dans un premier temps un acte de trahison lorsque Eric Besson quittait en pleine campagne Présidentielle le parti de gauche socialiste pour rejoindre la droite Sarkosienne de l’UMP. Mais aujourd’hui on ne peut que constater l’engagement honteux et le plaisir de cet homme à mettre en œuvre des politiques honteuses qu’il dénonçait il y a peu. Sécuritaire, dangereux et inefficace, tels étaient les qualificatifs de Besson à propos des politiques de Sarkozy. La vidéo nous rappelle que l’ancien socialiste avait rédigé un rapport à charge contre Nicolas Sarkozy quelques mois avant de passer à l’UMP. On le voit démonter point par point le programme du candidat Sarkozy face à un Brice Hortefeux qui a beaucoup de mal à s’en défendre.C’est plus que troublant de revoir cette vidéo, quand on sait depuis que Besson à poursuivi le travail entrepris par Hortefeux. Comment peut-on se renier à ce point ? N’y a t-il pas là l’expression d’un cas clinique lourd en psychiatrie comme dirait un certain Mr Lefevre ? Quand Besson dézinguait Sarkozy .envoyé par astirot2. - Regardez les dernières vidéos d’actu.
bahbycc
Thriller médical : Eric Nataf
J’ai oublié de vous signaler que si vous appréciez les thrillers médicaux (comme ce que j’ai essayé de faire modestement là), il faut absolument découvrir l’auteur Eric Nataf. (qui n’est pas une femme, mais qui est un bon auteur quand même !) Je vous conseille particulièrement L’Autobiographie d’un virus, son premier roman et Régime mortel, que je suis entrain de dévorer ! Le suspense est très bien mené, mais on ne fait pas que se divertir : on apprend aussi beaucoup de choses et on est plongé dans des sujets d’actualité brûlants. Bonne lecture ! CC
Combien vaut un être humain ?
Par Michel Huyette    Alors que nous nous désolons du matin au soir devant les images en provenance de Haïti, devant le spectacle de ces gens qui n’avaient quasiment rien et qui maintenant n’ont vraiment plus rien, enfin une bonne nouvelle pour nous remonter le moral.    Selon les journaux Le Point et Le Monde du 19 janvier 2010 le nouveau PDG d’EDF, ancien dirigeant de Veolia, pourrait cumuler une rémunération comme  membre maintenu du conseil d’administration de la cette dernière, plus une autre comme patron d’EDF. Il devrait recevoir chaque année au total environ 2 millions d’euros.    Passons rapidement sur le fait qu’il s’agit d’une somme qui ne correspond plus en rien aux besoins même les plus largement entendus d’un individu et de sa famille.    Ce qui interroge, c’est le support intellectuel d’une telle rémunération, autrement dit, ce qui est susceptible de la justifier. Plusieurs arguments sont souvent avancés. * Le niveau d’étude    C’est l’élément majeur pour justifier des rémunérations élevées. Mais cet argument atteint vite ses limites.    D’abord parce que faire des études est pour beaucoup de jeunes gens issus de milieux favorisés une période sans difficulté majeure. Pas de besoin de travailler par ailleurs pour se les payer, logement autonome et vie indépendante, études et loisirs avantageusement mêlés etc.. Il est un peu hâtif d’affirmer que le diplôme a été forcément obtenu au terme d’une scolarité rude et éprouvante. Le salaire n’est donc pas toujours la contrepartie d’année d’efforts acharnés, loin s’en faut.    Ensuite parce que nombreux sont ceux qui ont effectué des études pendant une même durée (bac + 6 à et qui gagnent infiniment moins (médecins, architectes, ingénieurs, avocats etc…). Il faut donc chercher ailleurs. * La nature du travail    On nous décrit souvent les chefs d’entreprise comme les pilotes d’un grand navire. Mais ce qui fait avancer un navire, ce n’est pas tant celui qui donne l’ordre du départ ni qui fixe le cap. Ce sont les machinistes et les hommes d’équipage. D’autant plus que c’est une vue de l’esprit, destinée à justifier les rémunérations, que de considérer que le chef d’entreprise est un homme seul, qui réfléchit dans le secret de son bureau, et qui définit unilatéralement la stratégie de l’entreprise. Nombreux sont ceux qui le secondent et lui prémachent le travail.     Par ailleurs, aucune étude réalisée par des scientifiques ou des psychologues n’a encore démontré à ce jour que les chefs des grandes entreprises sont plus que les autres salariés victimes de stress ou tentés par le suicide, qu’ils attrapent des maladies professionnelles ou subissent des accidents du travail, qu’ils interrompent prématurément leur carrière à cause d’ennuis de santé en lien avec leur activité. Au demeurant, on est souvent ravis et rassurés de les voir revenir en pleine forme et bronzés au retour des congés d’été passés dans des pays exotiques, ou sur leur yacht… quand il n’est pas prêté à un haut personnage de l’Etat. * La précarité de l’emploi    S’il est vrai que ces “grands patrons” n’ont pas la garantie de leur emploi, beaucoup sont ceux qui aimeraient bien d’une précarité comme la leur, puisque les medias s’en sont fait souvent l’écho, s’ils effectuent un travail de qualité ils repartent avec bonus, stock options et avantages retraites, toujours en centaines de milliers ou millions d’euros, et s’ils échouent…. c’est à peu près pareil. Cela souvent grâce à des clauses contractuelles négociées à leur arrivée avec les membres d’un conseil d’administration composé de… grands patrons qui peuvent espérer un juste retour de l’ascenceur.   Les commerciaux à qui on donne parfois des objectifs très difficiles à atteindre, qui s’épuisent à la tâche, puis qui sont licenciés sans indemnité pour insuffisance de résultats, échangeraient sans doute volontiers leur place contre la leur. * Les résultats de l’entreprise   Outre le constat qu’avec des résultats bon ou mauvais ces grands patrons perçoivent la même quantité d’argent, y compris quand ils sont remerciés , il est ici aussi plus que hâtif de mettre à leur seul crédit les résultats de l’entreprise qu’ils dirigent. Par exemple, quand les modèles de voiture se vendent bien, c’est d’abord et avant tout parce que les bureaux d’étude, les designers, les ingénieurs, les monteurs ont fait un excellent travail et réalisé ensemble des produits de qualité.   Dès plus, le fait que même ceux qui se trompent de stratégie et qui en conséquence sont à l’origine de plans sociaux qui auraient pu être évités reçoivent malgré tout les mêmes sommes, interdit de faire de leur réussite la raison d’être de leur rémunération.   Décidément, on peine à trouver un support théorique convaincant de rémunérations à ce point démesurées.    Mais alors, qu’est-ce qui peut bien expliquer de tels salaires ?    Présente sur un plateau de télévision voici quelques mois, l’actuelle président du Medef a été interrogée sur le fait que le montant de certains versements puisse troubler. Offusquée par une telle interrogation, elle a eu cette seule et simple réponse : “Mais ce sont des gens qui ont plein de qualités”.    Cela est sans doute vrai, au moins pour certains d’entre eux. Mais si ce sont leurs qualités qui justifient le niveau de salaire, cela impose de considérer à l’envers que ceux qui perçoivent beaucoup moins en ont très peu de ces qualités. Autrement dit que la majorité des salariés de la même entreprise sont des gens d’une grande médiocrité puisqu’ils ne méritent pas une rémunération plus élevée. Il y a donc dans ces sociétés une minuscule poignée de gens intelligents et utiles, et des hordes de benêts.    Allons, ne tournons pas plus longtemps autour du pot. Jamais personne ne trouvera un seul argument pour justifier que des salaires aussi démesurément excessifs soient versés à des gens qui font seulement leur travail, comme tous les autres.   Tout ceci n’est que le choix d’un groupe qui a décidé de privilégier ses intérêts, qui s’auto-régule et décide lui-même de l’ampleur de ses privilèges, et qui sur cette route ne rencontre aucun obstacle.   Ce n’est que la survivance, sur le modèle moyenâgeux, d’une caste qui vit dans un espace clos, hermétique à ce qui se passe en dehors de son cercle, et qui n’a ni regard ni considération envers ceux de l’autre monde, celui des gens ordinaires, dont ils ne font définitivement pas partie.   La survie de ce groupe passe nécessairement - sinon la morale ferait imploser les consciences - par la conviction et l’affirmation qu’eux seuls méritent d’avoir plus que tout ce dont ils peuvent rêver, et qu’il n’y a absolument rien de dérangeant à ce qu’en même temps des milliers de leurs concitoyens vivotent en comptant chaque euro.   Finalement, ce ne sont pas tant les rémunérations qui ont atteint des sommets.   C’est l’indifférence des uns envers les autres.
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