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Bonne année à tous !
Que l’année qui débute soit belle et rebelle. Et que l’on continue de bloguer tous en cœur ! Que puis-je vous souhaiter d’autre…What else ? (Merci Large !) Un merci tout particulier à mes fidèles lecteurs et à mes extraordinaires linkeurs. Ceux du mois de décembre sont ceux-là ! Partageons mon avisMon MulhouseLa Maison du Faucon Le coucou de ClaviersLes privilégiés parlent aux Français…Carnet de notes de Yann SavidanUne Autre VieSarkofranceRuminancesPeuples.netLes coulisses de SarkofranceChez HomerLe blog de RébusBetapolitique Pur DélireNouvel Hermes Revue de Presse autour du MoDem, à De tout et de rien, surtout de rien d’ailleursOlympe et le plafond de verrePartageons l’addictionLES JOURS ET L’ENNUI DE SEB MUSSETTrublyonne voit la vie en rouge Lyonnitude(s)Les Peuples du SoleilMille et une pagesTes reins et terroirs Wikio Blog La marmite de Cathy Marketing en ChineMon Mulhouse le blog 100 % BIOarfLe Rocrocodile kinépeutheInternet Chinela Rage au Ventrebuzzz marketingIn / OutLe Blog de CircéRhapsodiesLe Solitaire de la LuneMHFP.S.Canton.de.BrétignyEXIGENCE / La Gauche CiviqueCC
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Olympe de Gouges, une femme du ...
Pour bien comprendre le féminisme, il est important de connaître Olympe de Gouges, qui en est véritablement la pionnière et qui fut d’une modernité absolue . A contre-courant Dramaturge et pamphlétaire, guillotinée pour avoir dénoncé les dérives de la Révolution, Olympe de Gouges (1748-1793) fut l’une des premières à réclamer l’égalité des droits pour tous les discriminés et les exploités, comme les femmes et les Noirs. Par la cohérence de sa réflexion et son sens inflexible de la justice, elle s’obstina à secouer une société qui aurait préféré qu’elle soit ¬´ ce que la nature voulait qu’elle soit ?. Des historiens et des féministes s’attachent aujourd’hui à restaurer la figure oubliée de cette femme en avance sur son temps ‚Äî et peut-être même sur le nôtre. Par Pierre Sané Olympe de Gouges est de ces personnages que les manuels d’histoire ont trop souvent oubliés. Jusqu’aux travaux de l’historien Olivier Blanc (lire ¬´ …Celle qui voulut politiquer … ?), elle a plutôt été peinte avec mépris comme une exaltée politique, une auteure sans grand intérêt, une révolutionnaire demi-mondaine. Pour ses premiers commentateurs, y compris Jules Michelet, elle est en réalité un esprit très en avance sur son temps, et pas seulement pour sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791. Le mélange intime entre son œuvre, ses convictions et sa vie justifie l’actualité de cette figure atypique et profonde. Elle a payé de sa vie ses engagements, le 3 novembre 1793, pour avoir soutenu les Girondins et pour avoir tenté de rétablir un gouvernement qui ne soit pas ¬´ un et indivisible ?. De Gouges s’exclame sur l’échafaud : ¬´ Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort ! ? Il faut entendre ces quelques mots comme une invitation à considérer sa postérité, quelque deux cent quinze ans après son exécution. En 1998, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, qui offre une reconnaissance internationale et une légitimité aux individus luttant pour promouvoir les droits fondamentaux. Considérant la multiplicité de ses convictions, et la puissance de sa défense des droits de la personne, c’est peu dire que de Gouges serait pleinement qualifiée pour recevoir ce titre. Alors que nous célébrons le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme ‚Äî cet universel pour lequel elle s’est battue avec tant de vigueur et de conviction ‚Äî, quel message et quelles leçons tirer de son action et de son œuvre ? Dramaturge, pamphlétaire, pionnière de la lutte contre l’esclavage, défenseure de l’abolition de la peine de mort… Il est malaisé, voire impossible, de réunir en quelques termes le foisonnement d’engagements qui ont été ceux de cette femme dont l’activisme était motivé, raisonné, et les prises de positions d’un courage profond pour son temps. Agir en vivant et vivre en agissant En 1791, elle proclame l’égalité de l’homme et de la femme, entre lesquels elle propose d’établir de nouveaux rapports. Visionnaire, elle préconise la féminisation des noms de métier et imagine de nombreuses réformes sociales qui ne verront le jour, pour nombre d’entre elles, que deux siècles plus tard : concept d’assistance sociale pour la protection des veuves, des orphelins et des vieillards ; création d’établissements permettant aux femmes d’être soignées et d’accoucher dans la dignité et l’hygiène ; création d’ateliers nationaux pour les ouvriers sans travail ; abrogation de l’esclavage, etc. Elle n’a eu de cesse de construire une vie pleinement orientée vers autrui et en particulier vers les déshérités, les faibles, les marginalisés ‚Äî par exemple, en défendant le droit des Noirs dans les colonies. Autant femme de lettres que femme politique, de Gouges porte avec un courage exemplaire le combat de l’égalité des droits. Elle a su, en autodidacte authentique, bâtir à partir d’elle-même le chemin de sa vie. Ce sens aigu, à vif, de ses responsabilités, conduit de Gouges à agir en vivant et à vivre en agissant. Sa vie n’est pas dissociable de son œuvre, et tout en elle tend vers l’autre, l’exclu, le bafoué. Elle ne se complaît pas dans la contestation de la situation pathétique que subissent certaines franges de la population : non, elle agit. Avec indépendance et force de caractère. Avec constance et esprit de méthode, en utilisant tous les moyens et recours à sa portée ‚Äî son style, sa plume, sa voix. Que d’exemples où, bien loin de se contenter d’avancer des propositions, notamment sur le mariage ou sur l’impôt volontaire, elle est allée jusqu’à vivre elle-même en actes toutes ses idées, les traduisant dans sa propre existence. Théorie et pratique sont ainsi intimement unies dans l’itinéraire d’une femme aux principes sans failles, à la morale sans concession et qui a condamné sa vie durant toute forme de corruption ou de détournement idéologique. Son esprit de conséquence et sa logique iront jusqu’à lui faire défendre Louis XVI, au nom de sa condamnation de la peine de mort. On ne peut qu’admirer le courage et le dévouement d’une femme, dépeinte par Mirabeau comme une ¬´ ignorante ?, qui a su puiser son inspiration et sa force dans ses lectures et ses rencontres. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle est devenue une figure emblématique des mouvements pour la libération des femmes. Si sa fierté et sa confiance en elle en font une figure assumée, elle n’a rien d’une suffragette. De Gouges reprend point par point, en les féminisant, les articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 pour montrer que la société est certes bisexuée, mais que la différence sexuelle ne saurait être un postulat ni en politique ni dans l’exercice de la citoyenneté. Ce texte, quasi contemporain de la Déclaration de 1789 ‚Äî qui ne reconnaît pas le droit de vote aux femmes ‚Äî, est bien plus qu’un écrit vindicatif. C’est une avancée inédite proposant un programme détaillé, d’une modernité flagrante. La mise à égalité ne repose pas sur une simple constatation de la hiérarchisation catégorielle des sexes mais bel et bien sur un projet politique motivé et pleinement réfléchi : remplacement du mariage par une autre forme de contrat signé, responsabilité civile, droit au divorce et à l’héritage, etc. Une suite de projets d’un évident progressisme, et tout cela surgi de l’esprit d’une simple ¬´ ignorante ?… Le droit des femmes de participer au pouvoir et à la prise de décisions a été, de façon explicite, une des premières de leurs revendications. De Gouges reconnaissait ainsi que si ¬´ la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune ?. Deux siècles plus tard, le droit des femmes à la participation aux processus et aux instances de prise de décisions sociales, politiques et économiques, à tous les niveaux et dans les différents secteurs, devient officiel dans divers instruments internationaux : la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) ; la convention sur les droits politiques de la femme (1952) ; le pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) et la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), entre autres. Contre l’esclavage Militante sincère et authentique des droits civils, politiques, du respect de la dignité de la personne humaine, de Gouges combat pour le droit de chacun à ne pas voir sa liberté de mouvement et d’expression entravée et bafouée. Jamais elle n’aura été d’un seul camp, tel un idéologue zélé aveuglé par son propre militantisme. Elle ressent au contraire avec effroi et force critique les événements de la Terreur, notamment quand, en 1792, des hommes et des femmes succombent à une violence qui pervertit, selon elle, le bien-fondé de la philosophie et de l’action révolutionnaires. On l’a dit plus haut : de Gouges milite aussi contre l’esclavage, aboli par la Ire République en 1794 avant d’être rétabli par Napoléon huit ans plus tard. Dès 1788, elle publie ses Réflexions sur les hommes nègres, puis Le Marché des Noirs en 1790 et L’Esclavage des Noirs en 1792. Engagée dans cette lutte, elle adhère à la Société des amis des Noirs, aux côtés de Brissot de Warville, Condorcet ou Lafayette. La cause des femmes, la cause des Noirs, la cause des opprimés en général, tels sont les combats admirables que mène de Gouges. Comment ne pas constater que sa figure même reflète le sentiment de la disparition du monde ancien, celui de l’Ancien Régime, au profit d’un monde nouveau, aux contours à dessiner ? En ce sens, de Gouges fait aussi figure de passerelle et de passage. Qui est-elle (car on ne saurait utiliser le passé avec elle) : un précurseur des féminismes des siècles ultérieurs, la pertinente et spirituelle rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, une écrivaine de talent, une partisane des idées de liberté, une penseuse politique, une idéaliste pour qui tout être humain a le droit d’être défendu ? Comment repenser et revaloriser son héritage dans toutes ses facettes ? N’oublions pas ses paroles. Plus que cela, reconnaissons avec profit leur profondeur et leur utilité pour nos sociétés. Inutile pour ce faire de travestir sa pensée et ses propos. Son œuvre et sa vie ‚Äî reflet l’une de l’autre ‚Äî contiennent en germe la base sur laquelle nombre de combats se sont ensuite menés et continuent de l’être. De Gouges invite, par-delà les siècles et les luttes menées depuis 1789, à une nécessaire permanence de l’esprit de résistance et de vigilance qui l’a tant caractérisée et pour lequel elle est morte avec dignité. De Gouges est une porte d’entrée inédite non seulement pour mieux comprendre mais aussi pour relever les défis contemporains : pauvreté, inégalités sociales, viols des droits civiques et politiques, marginalisation voire négation de la femme et de ses droits, discriminations, etc. Ne prenons que le cas tragique et rémanent de la pauvreté. Ce gouffre est loin de s’être refermé depuis des décennies, voire des siècles. Dans l’actuelle économie mondialisée, l’abîme qui sépare ceux qui possèdent de ceux qui n’ont rien n’est pas simplement le phénomène géographique défini en termes de Nord et de Sud. Une faille croissante divise de nombreuses sociétés de ce qu’on appelle ¬´ le Sud ?, tandis que le chômage est revenu hanter un grand nombre de nations industrialisées. Une marraine symbolique De Gouges est une référence au sens où elle réussit à mêler, et à traduire dans la pratique, des formes d’engagement très variées. Elle rassemble les valeurs contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Quelle marraine plus symbolique et puissante que de Gouges ? Humaniste, universaliste, patriote, solidaire, elle a usé jusqu’au bout de sa pensée critique, avec honnêteté et principes, contre toute forme d’autoritarisme et d’inégalités. Sa vie et son œuvre sont tout à la fois traversées et nourries par ses idéaux ‚Äî ceux de démocratie, d’état de droit, de solidarité, de non-violence ou d’égalité, qui ne sont rien moins que les terreaux fondamentaux de nos sociétés contemporaines. Pierre Sané http://www.monde-diplomatique.fr
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L'usine
Grosse émotion…Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap… CC
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Banques, mensonges et trahison ...
Les banques se sont invitées à nouveau dans le débat politique cet été. On pourrait intitulé cette saga estivale “Banques, mensonges et trahisons“. Les discussions restent viciées. Les banques font leur travail, aucune d’entre elles n’étant soupçonnées de comportement illégal. Le retour annoncé des bonus et la subsistance des paradis fiscaux révèle surtout l’impuissance des gouvernements. La Sarkofrance est particulièrement touchée: depuis septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait axé sa “communication de crise” sur la régulation de la finance mondiale, quand l’administration américaine voulait parler relance économique concertée. Là est le paradoxe: aux Etats Unis, l’Etat a pris le contrôle d’institutions financières (banques ou assurances). En France, la régulation financière a été quasiment inexistante (pas de représentant de l’Etat au sein de leurs conseils d’administration, ni aucune nouvelle règles prudentielles). En Sarkofrance, on a beaucoup parlé et peu agi. Le sujet des paradis fiscaux a été agité comme un symbole des maux de la finance mondiale. Nous reviendrons demain sur les bonus bancaires. Réécoutez Nicolas Sarkozy. C’était en avril dernier. Sarkozy : “Le secret bancaire est révolu…”envoyé par politistution. – L’info internationale vidéo. Les progrès accomplisLa lutte contre les paradis fiscaux était plus que symbolique. La finance mondiale a été désignée comme la principale responsable de nos tourments économiques du moment. Avec les bonus des traders et les normes comptables, les paradis fiscaux étaient la troisième cible politique visée au G20 pour rassurer les opinions. Sur le papier, on peut se réjouir. En avril dernier, pas loin de 90 pays ont pris l’engagement de respecter les standards de l’OCDE, puis ont réellement signés des accords d’échanges d’informations, y compris bancaires. Ainsi, les Iles Vierges britannique et les Iles Caïmans ont signé une douzaine d’accords d’échange de renseignement : “Cela fait entrer les deux juridictions dans la catégorie des « Juridictions qui ont substantiellement mis en place la norme fiscale internationale » dans le Rapport d’étape initialement publié par le Secrétariat de l’OCDE le 2 avril 2009” s’est félicité l’OCDE le 14 août dernier. L’OCDE s’emballe vite, et pour peu. La réalité reste grise. Les standards de l’OCDE ne consistent qu’à prévoir des échanges d’information entre administrations. En d’autres termes, le paradis fiscal perd son opacité, absolument pas son avantage fiscal relatif. Le Luxembourg ou le Liechtenstein disposent toujours de législation fiscale plus favorable que la France. La concurrence fiscale que se livrent les Etats perdurent. C’est même l’argument central du bouclier fiscal en France, abaissé à 50% par Nicolas Sarkozy en août 2007. L’OCDE définit un paradis fiscal par 4 critères complémentaires: l’absence ou la quasi-absence d’impôt n’est que le premier facteur insuffisant, d’après l’OCDE, pour qualifier une juridiction de paradis fiscal. L’OCDE ajoute trois facteurs : (1) l’absence de transparence, (2) l’existence de “lois ou pratiques administratives qui empêchent un véritable échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations en ce qui concerne les contribuables qui bénéficient d’une imposition inexistante ou insignifiante“, et (3) l’absence d’activités substantielles acceptées par la juridiction pour bénéficier de son régime paradisiaque. Enfin, l’OCDE ni aucune autre organisation internationale type FMI ou Banque Mondiale n’a de pouvoir de sanctions si un État rompt ses promesses de transparence. Illustration pratique, les Etats Unis ont signé un accord avec la Suisse en juin dernier, portant sur la double imposition entre les deux pays. Puis, en août, le fisc américain et la banque UBS concrétise un accord à l’amiable. Quelques 5 000 noms de fraudeurs fiscaux américains devraient être livrés aux services fiscaux outre-atlantique. C’est moins que prévu, le chiffre de 52 000 contribuables américains ayant été avancé. Le contenu de l’accord n’est pas connu. Les Etats Unis avaient porté plainte, rien de moins, contre la banque suisse UBS. Le procès devait débuter lundi 17 août. Le même jour, la cour de district centrale de Californie à Los Angeles a jeté un pavé dans la marre, en publiant le témoignage d’un Américain expliquant comment UBS l’avait aidé à monter une structure d’évasion fiscale. En France, le ministre Eric Woerth avait clos sa saison en présentant des mesures de lutte contre les paradis fiscaux qu’il proposait d’inscrire au projet de loi de finances pour… 2010. La liste est riche de belles intentions : “alourdissement des retenues à la source sur les revenus passifs à destination des juridictions non coopératives” (en portant le taux d’impôt à la source à 50%), réforme de l’article 238A du code général des impôts, afin d’empêcher la déductibilité des versements faits à “une personne morale ou physique domiciliée ou établie dans un Etat ou territoire non coopératif“, et, last but not least, “demander à des institutions financières ayant pignon sur rue en France de se soumettre à des obligations accrues de diffusion d’informations à notre égard“. Ces “propositions” restent vagues, et, de surcroît, le ministre n’attend donc rien de neuf d’ici 5 mois… Eric Woerth s’était aussi félicité d’avoir avoir “un guichet de clémence” pour accueillir les contribuables français désireux de revenir en France. Résultat, à peine 140 d’entre eux ont poussé la porte du fisc… La France aurait récupéré 5 millions d’euros. La belle affaire ! Le bouclier fiscal coûte près de 500 millions d’euros par an… Promesse, quand tu nous tiens… (crédit illustration: Louison et les crayons) Lire aussi: Crise financière: rien ne change (Sarkofrance) Crise financière: l’impuissance européenne ? (Sarkofrance) Bonus des traders : la Lagarde du 15 août bat en brèche la Lagarde du 7 août !(Marianne2) Quand Sarkozy l’avocat ne méprisait pas les paradis fiscaux (Rue89) &alt=rss
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Sébastien Proto, jeune modèl ...
Tout proche du ministre Eric Woerth, il y a un jeune homme, Sébastien de son prénom, Proto est son nom. Il a bientôt 33 ans, est inspecteur des finances. Il a bossé à l’audit chez feu Arthur Andersen, fut diplômé de l’Essec et de Sciences Po, puis de l’ENA. Plusieurs informations sont sorties sur le Net sur le garçon, un peu dans la presse, jamais à la télévision. Sébastien Proto n’a rien fait de mal a priori. Il est juste aux confluences de toutes sortes d’intérêts qui demanderaient une vigilance sans doute doute hors normes. Mais Sébastien Proto semble justement être dans la norme du régime. Le jeune homme devrait être prudent. Espérons, pour lui et pour nous, qu’il l’est réellement. 1. M. Proto est l’un des proches collaborateurs d’Eric Woerth depuis son entrée au cabinet du ministre au Budget, en tant que directeur adjoint, jusqu’à ses fonctions actuelles de directeur de cabinet au ministère du Travail. En particulier, il s’est occupé de la liste des 3000 évadés fiscaux français en Suisse obtenue auprès d’un ancien cadre de la banque HSBC à l’été 2009. 2. Sébastien Proto est également un proche d’Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, et beau-fils de Patrice de Maistre. Cette relation indirecte avec le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt met à mal la thèse d’Eric Woerth depuis juin, selon laquelle de Maistre serait une vague connaissance. Son plus proche colaborateur fréquente la famille de Maistre ! 3. Au mois d’août 2009, Sébastien Proto et son épouse auraient passé leur vacances en Corse, dans une villa louée par Bernard Arnault et dans le yacht de ce dernier, invité par le fils Antoine. Le cabinet du ministre refuse de confirmer. 3. Le rapport du directeur de l’Inspection Générale des Finances sur l’intervention éventuelle d’Eric Woerth alors ministre du Budget dans le traitement de la situation fiscale de Mme Liliane Bettencourt, le 11 juillet dernier, avait révélé que Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire, avait été reçu par le directeur de cabinet du ministre… c’est-à-dire par Sébastien Proto, pour « évoquer les conséquences fiscales d’un projet financier concernant la fondation Schueller‐Bettencourt ». Une autre fois, Sébastien Proto aurait visé une note d’analyse, début 2008, sur Liliane Bettencourt citée par la presse « comme figurant possiblement sur la liste des contribuables français qui auraient soustrait des sommes imposables au Liechtenstein. » Dans cette note, la cellule fiscale du cabinet d’Eric Woerth concluait que la contribuable, ou l’une de ses sociétés de gestion de fortune, ne figurait pas sur la liste du Liechtenstein. 4. Auprès d’Eric Woerth, Sébastien Proto a eu notamment en charge directe la libéralisation des paris en ligne. Il est intervenu à plusieurs reprises dans les débats, tables rondes et explications du projet gouvernemental. Il fut auditionné par le Sénat. On pouvait notamment l’écouter en parler sur Club Radio Poker, le 1er juillet 2009 : dans la seconde partie de l’émission, le directeur adjoint du cabinet d’Eric Woerth expliquait que l’Etat ne gagnerait pas ou peu d’argent avec cette légalisation générale des paris en lignes car, concurrence et harmonisation fiscale obligent, l’Etat devra abaisser la fiscalité sur les paris, y compris les lucratifs paris hippiques. D’où un manque à gagner. Pourquoi donc légaliser ? Un vaste sujet. 5. Bernard et Antoine Arnault sont actionnaires minoritaires (à 10%) de la société Betfair. Betfair est une société britannique. Son offre est différente des sites classiques de paris en ligne : il s’agit d’une bourse d’échange, du « bet exchange » dans lequel la cote des paris n’est pas définie par l’opérateur du site (Les parlementaires étaient hostiles à ce type de pari à cause des risques de manipulations). Betfair a été approuvée par les autorités françaises en juillet 2009, bien en avance sur la libéralisation du secteur le 6 avril dernier. A l’époque, le lobbying de Bernard Arnault pour obtenir cette autorisation est déjà mentionné, un lobbying bien légitime pour l’un des actionnaires du site de pari. Le Parlement français a finalement refusé d’autoriser le Bet-exchange, malgré la position défendue par les services d’Eric Woerth et le ministre lui-même, comme en témoigne cet échange lors des débats à l’Assemblée Nationale : « L’ exchange betting , qui suppose la rencontre de plusieurs joueurs sur des plateformes, nous est d’abord apparu difficile à accepter. Cependant, après une étude approfondie – est-il aussi dangereux qu’il en a l’air? Facilite-t-il la corruption et le blanchiment? Comment sont contrôlées les plateformes? Comment savoir si les joueurs ne sont pas également opérateurs? – nous avons estimé que nous pouvions autoriser ce type de pari. » Pour taire les critiques, Eric Woerth ajoutait ensuite : « je suis cependant prêt à interdire l’exchange betting dans le présent projet de loi. Dans dix-huit mois, nous pourrons réaliser une évaluation de la manière dont les paris à cote fixe auront fonctionné et auront été régulés. L’ARJEL livrera une analyse sans indulgence sur ce point. Nous pourrons alors réexaminer la question et statuer sur ce type de pari. » Les députés décidèrent d’interdire ces paris à la cote. En conséquence, Betfair s’est retiré du marché français. Mais les faits sont là: les débats parlementaires révèlent qu’Eric Woerth a sérieusement oeuvré, en vain, pour que des acteurs tels Betfair puissent être autorisés en France. 5. Antoine Arnault, directeur de la communication du groupe Arnault et grand amateur de poker, s’est fait sponsorisé par un autre site de pari en ligne, Bwin. Valéry Manin, directeur de Bwin, est également ami de Sébastien Proto. La société expliquait à l’époque qu’elle « avait à cœur de sponsoriser un joueur de poker français renommé. » 6. Un autre ami de Sébastien Proto est Olivier Karsenti, avocat au barreau de Paris et de New York, spécialisé depuis quelques années dans le poker et des paris sportifs en ligne. L’avocat a notamment organisé une table ronde sur la libéralisation du secteur le 30 septembre 2009. Au sein du cabinet Kaza, il conseille différents acteurs du secteur. Au final, que ressort-il ? Sébastien Proto n’a eu aucun souci à travailler directement sur un sujet majeur, la libéralisation des paris en ligne, malgré des relations amicales avec certains protagonistes du secteur. Il n’y a rien de répréhensibles. Juste un malaise évident devant tant de perméabilité entre les sphères amicales, privées et publiques sur des sujets sensibles. Crédit illustrations: ClubPoker.net &alt=rss
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Fraude fiscale et affaire Woer ...
Dans sa dernière livraison de rapports sur l’année 2009, la Cour des Comptes s’est attardée sur la lutte contre la fraude fiscale. Un sujet très en vogue, en pleine polémique sur la tolérance supposée d’Eric Woerth, quand il était ministre du Budget, à l’encontre de Liliane Bettencourt, employeur de son épouse. En parallèle, voici l’Elysée directement mouillée dans l’affaire Bettencourt. De la fraude fiscale… Le rapport de la Cour des comptes sur le contrôle fiscal a été publié il y a quelques jours. Les conclusions de l’institution sur les failles du système sont éloquentes. Elles contredisent également certains arguments raccourcis utilisés ces derniers jours pour témoigner de l’attachement gouvernement à lutter contre la fraude des puissants. 1. Les contrôles fiscaux externes, c’est-à-dire suite à des dénonciations, des soupçons, des procédures judiciaires ou des décisions de l’administration, s’élèvent à plus de 50 000 par an, dont 10% environ frappent des particuliers. Les contrôles sur pièces sont beaucoup plus nombreux, et consistent en la vérification des justificatifs fournis par les contribuables au moment de leurs déclarations. Dans son rapport, la Cour rappelle les enjeux du contrôle fiscal: «52 000 contrôles fiscaux externes ont été réalisés en 2008, dont 47 800 vérifications d’entreprises (1,4 % des entreprises recensées) et 4 200 examens de situations fiscales personnelles (0,013 % des ménages). Les contrôles sur pièces se comptent en centaines de milliers et sont deux fois plus nombreux sur l’impôt sur le revenu que sur l’impôt sur les sociétés et la TVA. Ces contrôles ont mobilisé 12 400 agents de la DGFiP (sur un total de 127 000).» 2. Les droits rappelés et les pénalités appliquées se sont élevés en 2008 à 15,7 milliards d’euros en 2008, un chiffre stable par rapport à 1998 (15,0 milliards d’euros). Ces recettes des contrôles proviennent pour 9,6 Md€ pour le contrôle externe et pour 6,1 Md€ pour le contrôle sur pièces. Elles représentent 4,1 % des impôts et taxes prélevés par l’Etat et les collectivités locales. 3. L’Etat recouvre très mal le fruit de ces contrôles. La Cour note qu’aucune amélioration n’a été apportée en la matière depuis des années. En 2008, le recouvrement a même chuté à 37% des sommes dues, contre 43% en moyenne les années précédentes.   4. Les moyens dédiés au contrôle fiscal ont été réduits de 2000 à 2008: «Les brigades de contrôle fiscal externe, pour lesquels les données sont plus fiables, ont vu leurs effectifs (4500 agents) baisser de 0,2 % par an de 2000 à 2008 en moyenne et le nombre de contrôles augmenter de 0,4 %.» 5. La Cour note que la méthode la plus utilisée par les services de Bercy pour les particuliers consiste à programmer ses contrôles en repérant les contribuables «à profil pénal». Plus généralement, le fisc traque en priorité les abus les plus facilement repérables et les plus rentables. 6. Les Douanes et le fisc, pourtant sous la responsabilité du même ministère, collaborent peu: «Moins de 1 % des droits rappelés par la DGFiP résulte d’informations transmises par les Douanes et la DGFiP ne connaît pas les suites données aux informations qu’elle transmet.» La collaboration avec les services sociaux est tout aussi improductive (moins de 0,5% des droits rappelés). 7. Les droits rappelés au titre de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune sont marginaux : le fisc a récupéré ainsi 273 millions d’euros en 2008 (sur les 16 milliards d’euros mentionnés plus haut). Et encore, la Cour note que ces montants «résultent essentiellement de la relance de contribuables qui ont omis de déposer une déclaration alors que la possession de certains biens les place manifestement au-dessus du seuil d’imposition à cet impôt.» 8. La Cour critique également la scission des services de contrôles en trois départements : ceux dédiés au contrôle des particuliers, ceux pour la fiscalité immobilière, et, enfin, les services en charge des entreprises. Cette scission nuit, selon elle, à la qualité du contrôle. 9. L’utilisation des niches fiscales par les contribuables est très peu contrôlée: environ 1% des droits rappelés concernent des redressements pour abus de niches fiscales (particuliers et entreprises, cf. page 18 du rapport). 10. Le nombre de plaintes pour fraude fiscale par l’administration a certes cru (de 860 en 2000 à 992 en 2008), mais cette hausse n’a rien à voir avec les grandes déclarations de chasse à l’évasion fiscale prononcées par Eric Woerth en 2008-2009: elle est intégralement due à une augmentation des plaintes contre des entreprises du bâtiment (de 112 en 2000, 319 en 2008). Ce rapport permet d’invalider quelques déclarations récentes du gouvernement : le produit des contrôles fiscaux progresse peu, la chasse à l’évasion fiscale à l’étranger est marginale, l’ISF et les niches fiscales sont mal contrôlées. … à l’affaire Woerth… Rue89 a publié lundi 28 juin quelques témoignages d’agents du fisc sur la réalité de l’interventionnisme gouvernemental en matière de contrôle fiscal. La polémique Woerth-Bettencourt a en effet rebondi le weekend dernier. L’ancien ministre du budget a du reconnaître qu’il avait fait contrôler François-Marie Banier, le protégé de Liliane Bettencourt accusé d’abus de faiblesse par la fille de cette dernière. Et dimanche, il a au contraire expliqué qu’il n’intervenait jamais dans la décision de contrôle fiscal. Selon les témoignages recueillis par Rue89, la réalité est bien différente. Un des agents interrogés explique ainsi qu’« il n’y a pas de texte officiel pour décrire la relation entre le ministre et son administration, il y a des règles non-écrites» et qu’«en fonction de la complexité et de la sensibilité, le dossier atterrit au cabinet du ministre. » Un autre confirme : «pour les contrôles de la DNVSF, s’il n’y a pas d’aval politique, le cas ne sera jamais vérifié.» La Direction Nationale des Vérifications de Situations Fiscales (DNVSF) est notamment en charge des gros contribuables. Les moyens dédiés aux contrôles fiscaux, comme le révèle le rapport de la Cour des Comptes, sont faibles par rapport aux enjeux. La fraude fiscale est estimée à 25 milliards d’euros par an. A peine 10% des 127 000 agents du fisc sont affectés au contrôle. Et la DNVSF ne compte qu’une centaine d’agents. Mardi 29 juin, le directeur général des Finances Publiques Philippe Parini a démenti toute implication d’Eric Woerth, quand il était son ministre de tutelle, dans l’affaire Bettencourt. Il s’inscrit en faux contre les différents témoignages relevés par Rue89 : «Depuis que je suis en poste, jamais je n’ai reçu d’instruction de faire ou ne pas faire un contrôle fiscal».  Il ajoute: «Ce qui est clair, c’est qu’Éric Woerth ne nous a jamais donné l’instruction de faire ou ne pas faire sur une situation fiscale individuelle. Et dans le dossier Bettencourt, l’administration ne lui a pas fait remonter de rapports particuliers. Nous n’avions pas d’éléments sur ce dossier à ce moment là. Les choses ont évidemment changé.» Qui croire ? Certains agents, ou leur patron ? Mardi, Alain Juppé puis Christine Lagarde ont suggéré qu’Eric Woerth clarifie sa position, et choisisse entre ses fonctions de trésorier de l’UMP et de ministre. Une première brèche dans l’unanimisme de façade en vigueur à l’UMP depuis le début de l’affaire. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et ancien salarié de L’Oréal, a tenu la position inverse : «Eric Woerth a été nommé trésorier de l’UMP en 2002, il a professionnalisé cette fonction (…) Il était trésorier bien avant d’être membre du gouvernement, il le restera sans doute après.»  François Baroin, successeur d’Eric Woerth au Budget, a annoncé mercredi soir qu’il avait saisit l’inspection générale des finances pour qu’elle enquête sur l’affaire Woerth/Bettencourt. … et à l’Elysée Vendredi dernier, Eric Woerth a annulé un dîner du  Premier Cercle, le club des 400 plus gros donateurs de l’UMP, qui devait se tenir lundi dernier. «Chers amis, Nous avons le regret de vous informer du report de la réunion d’actualité prévue le lundi 28 juin à 19 heures. Cette réunion sera reprogrammée à la rentrée de septembre. En vous remerciant très sincèrement pour votre compréhension.» Le ministre a-t-il enfin compris ? Pour la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait reçu quelques 9 millions d’euros de dons de personnes physiques. Le Premier Cercle fonctionnait à plein. Depuis, des réunions régulières sont organisées entre ces généreux donateurs et des membres du gouvernement, voire Nicolas Sarkozy. Mercredi 30 juin, de nouvelles révélations sont venues accabler le camp présidentiel, à la suite de la publication de nouveaux extraits des enregistrements pirates des conversations entre Mme Bettencourt et son gestionnaire de fortune. Selon le Point, la présidence de la République a recommandé un avocat aux proches de Liliane Bettencourt, dans le conflit qui l’oppose à sa fille: «Cet avocat, Me Paul Lombard, a effectivement représenté la milliardaire durant huit mois, de février à octobre 2009, et s’est efforcé, au nom de sa cliente, d’empêcher les poursuites pour “abus de faiblesse” engagées contre le photographe François-Marie Banier par sa fille, Françoise Bettencourt Meyers. » Selon le Point, la séquence est facile : l’Elysée conseille l’embauche de M° Lombard en 2008, parce qu’il serait proche du procureur en charge de l’affaire, Philippe Courroye. Ce dernier classe l’affaire pendant l’été 2009. De Maistre est prévenu du classement par le conseiller justice, Patrick Ouart, de Nicolas Sarkozy. M° Lombard est congédié en octobre de la même année. Autre information d’après le Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy a rencontré deux fois M. de Maistre, dont une première fois fin 2008, pour évoquer les conséquences du litige entre Liliane Bettencourt et sa fille sur l’actionnariat de l’Oréal. Début 2010, Mme Bettencourt offrait 7 500 euros, légalement, à Eric Woerth et Nicolas Sarkozy. Aux dires de députés UMP présents à un déjeuner avec le Monarque, ce dernier envisage un remaniement d’ici l’automne, notamment pour sanctionner «certains comportements» de ses ministres. Il ne visait pas Eric Woerth : «Si je dis à Eric de partir, ça voudrait dire qu’il a quelque chose à se reprocher». De toute façon, c’est trop tard. Il est mouillé. Ami sarkozyste, où es-tu ? Crédit illustration: Alain Lagorce Faites suivre ! | &alt=rss
sarkofrance
Chasse à l'homme contre chass ...
En cette semaine de rentrée des classes, Luc Chatel était à la peine : qu’il s’agisse des professeurs-stagiaires parachutés et sans formation ou des suppression de postes d’enseignants, le ministre a tenté de répondre aux critiques. Brice Hortefeux restait tout occupé à sa surenchère démagogique contre les Roms et Roumains. Ses statistiques inédites sont mises en cause. Et il n’a pas fallu attendre longtemps après la rentrée pour que les affaires Woerth/Bettencourt retrouvent la une de l’actualité. Hortefeux, démagogue Mercredi 1er septembre, Brice Hortefeux en déplacement dans un commissariat à Colombes en région parisienne s’est servi d’un nouveau fait divers dramatique pour justifier l’extension des peines planchers – jusqu’à lors réservées aux récidivistes – aux auteurs de violences aggravées contre les forces de l’ordre. La veille, trois policiers étaient pris dans ce qui semble être un guet-appens, à Genevilliers (93), où leur voiture fut caillassée par une quarantaine d’assaillants. Ne demandez pas à Brice Hortefeux pourquoi il continue de réduire les effectifs policiers… il paraît que des caméras de surveillance suffisent… Lundi, on s’est peu attardé sur cette petite phrase de Brice Hortefeux, lors de sa conférence de presse commune avec Eric Besson à propos des destructions de campements illégaux de Roms cet été : « Il ne s’agit, en aucun cas, de stigmatiser telle ou telle population – bien d’autres étrangers sont auteurs de crimes et délits.» Lundi, le ministre était prêt à toutes les outrances, y compris celle-ci, pour justifier son nouveau coup d’accélérateur démagogique. Cette déclaration n’était pas un dérapage involontaire, mais un propos réfléchi, et même repris dans le compte-rendu officiel de la réunion publié sur le site du ministère de l’intérieur. Il avait aussi exhibé des statistiques étonnantes car inédites de la délinquance roumaine, notamment à Paris. Interrogée ensuite par le site du Nouvel Obs, la préfecture de police de la capitale était bien incapable de fournir des statistiques sur les crimes et délits par nationalité : « On n’a que des chiffres globaux, on n’a pas de découpage par nationalité, hormis les chiffres sur les infractions commises par les Roumains, ces derniers ayant été communiqués à la demande du ministère de l’Intérieur. » De son côté, l’Observatoire Nationale de la Délinquance, qui publie les statistiques officielles en la matière, ne distingue que les crimes et délits commis par des étrangers – sans distinction de nationalité – de ceux commis par des Français. En 2009, seuls 12,5% des infractions étaient ainsi commises par des étrangers, avec des proportions très variables en fonction de la nature des infractions. En d’autres termes, Brice Hortefeux s’est commandé des statistiques sur-mesure, avec on ne sait quelle méthode, et pour un résultat pitoyable pour ses propres thèses : il a mis en valeur des pourcentages d’augmentation faramineux, alors que finalement, le nombre d’infractions à Paris ainsi attribuables à des Roumains (qui ne sont pas tous Roms et vice-versa) s’affiche à … 5,7%. L’OND a d’ailleurs son idée sur l’origine des chiffres : le fameux fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées), qui enregistre délinquants, victimes et suspects sur chaque affaire d’infraction: « il est effectivement possible qu’ils proviennent du STIC. (…) comme c’est le ministère qui a communiqué sur la délinquance roumaine, c’est un peu délicat comme sujet » explique l’un des chefs de département de l’Observatoire. Mercredi, on apprenait que Brice Hortefeux songeait à briguer la mairie de Vichy en 2014. Certains symboles ont malheureusement la vie dure. Woerth, en vogue Eric Woerth a été à nouveau mis en cause, à deux reprises cette semaine. L’Express a mis la main sur une lettre signée par Eric Woerth, datée de mars 2007, dans laquelle le trésorier de l’UMP et futur ministre du budget demande au candidat Nicolas Sarkozy une légion d’honneur pour Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Pour prouver le trafic d’influence, il faudrait certes étayer le lien de cause à effet entre cette demande et d’autres services rendus par le gestionnaire à l’UMP. Et justement, des présomptions fortes existent : de Maistre ne s’est jamais caché d’être un donateur fidèle du Premier Cercle de l’UMP, Liliane Bettencourt a bénéficié d’un traitement fiscal hors normes, et l’épouse du ministre a été embauchée chez Clymène après l’attribution de ladite légion d’honneur. Eric Woerth, de son côté, a toujours nié d’éventuelles contre-parties à cette décoration. Son avocat a précisé qu’Eric Woerth reconnaît avoir appuyé cette légion d’honneur mais pas de l’avoir initiée. La précision est subtile. Mediapart a choisi de publier quelques nouveaux extraits sonores des conversations enregistrées entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt. Certaines déclarations de Maistre sont toujours fracassantes: «Il ne faut pas que l’on se fasse prendre avant Noël» ; «On est en train de mettre le compte à Singapour»; ou encore «J’ai peur que le fisc tire un fil».  Mercredi 1er septembre, la juge Isabelle Prévost-Desprez, chargée d’un supplément d’information dans le cadre de l’affaire Bettencourt, est allée perquisitionner le domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine. Le même jour, le site de Paris Match révélait que la Banque de France, via l’Autorité de contrôle prudentiel, avait ouvert une enquête sur des retraits en liquide pouvant atteindre 145 000 euros avant la publication des enregistrements pirates des conversations entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt. Le site ne précise pas le nom de la banque où étaient effectués ces retraits, ni la période. Autre affaire, le Canard Enchaîné du 1er septembre révèle que la vente de l’hippodrome de Compiègne, proche de Chantilly dont Eric Woerth est le maire, avait été initialement refusée en 2003 par le ministre de l’agriculture de l’époque Hervé Gaymard à la société locataire du lieu. Dans un courrier du 13 août 2003, publié par l’hebdomadaire, Gaymard écrivait à Armand de Coulange, président à l’époque de la Société des courses de Compiègne, que « Compte tenu de la législation concernant les forêts domaniales, je vous informe qu’une cession par vente n’est pas possible. En revanche, un échange serait envisageable si la Société des courses de Compiègne offrait un terrain forestier de la même importance et d’une valeur suffisante. Or la Société des courses de Compiègne ne dispose pas actuellement d’une tel patrimoine foncier. C’est pourquoi une telle opération ne peut être réalisée, sauf bien sûr, à trouver une offre équivalente au regard de ce type de transaction. » Cinq ans plus tard, six jours avant de quitter le ministère du budget pour celui du travail, Eric Woerth approuvait la vente de l’hippodrome (et de son golf) à la même société, moyennant un prix de 2,5 millions d’euros. Chatel, pédagogue ? Rentrée scolaire oblige, le ministre de l’Education nationale se montre beaucoup. Mercredi matin sur France inter, Luc Chatel a livré une explication peu convaincante sur la réforme de la formation des professeurs. Quelques 8 500 professeurs fraîchement diplômés en juin dernier débutent  aujourd’hui leur premier jour de classe, sans l’habituelle année de formation en IUFM qui mêlait formation et pratique (à raison de 6 heures par semaine). C’est l’un des effets d’une réforme initiée par Xavier Darcos : allongement d’un an du niveau de recrutement (à bac + 5 désormais), deux à quatre jours de formation juste avant la rentrée, tutorat par un professeur expérimenté jusqu’au vacances de la Toussaint, et stages réguliers en cours de saison. On a peine à comprendre comment ce bricolage peut remplacer l’ancien système. En fait, le gouvernement parvient ainsi à supprimer d’un coup de baguette magique 8 500 postes en envoyant ces « néotitulaires » se former sur le tas dès la sortie de l’école. Deux journées de grève sont d’ores et déjà annoncés par les syndicats pour les 6 et 7 septembre. Autre impasse, le ministre rappelle qu’il y a plus d’enseignants pour moins d’élèves en 2010 qu’il y a 15 ans. Cette réponse aux critiques contre les 16 000 nouvelles suppressions de postes néglige un fait, l’augmentation du nombre d’élèves (plus de de 30 000 supplémentaires dans le second degré cette année). Surtout, Luc Chatel botte en touche sur la surcharge des classes : en 2007, avant ces funestes suppressions de postes, la France se situe au 5ème rang européen des classes les plus chargées dans le primaire. Entre 1999/2000 et 2008/2009, le nombre d’élèves par classe dans l’enseignement public est passé de 25,5 à 25,8 en maternelle, de 22,3 à 22,6 au niveau élémentaire, et a légèrement fléchi au second degré (de 24,2 à 24,1). Parallèlement, le nombre d’enseignants dans le secteur public (premier et second degrés, enseignement supérieur) a suivi l’évolution inverse : 841 000 en 2000; 798 000 en 2009, soit -5%. Comme si ces mauvaises nouvelles ne suffisaient pas, François Baroin a expliqué aux parlementaires qu’il faudrait certainement augmenter les impôts… après 2012. Sans blague ? &alt=rss
Rimbus
La lettre de Michel Vauzelle a ...
En mars prochain, auront lieu les élections régionales. Chacun en Provence Alpes Côte d’Azur aura le pouvoir de choisir le Président de notre région. Je suis candidat à cette fonction. Pour la plupart d’entre nous, nous sommes inquiets pour l’avenir. Beaucoup sont confrontés à des situations douloureuses : emploi, logement, santé, souci pour nos enfants comme pour nos anciens et leur retraite. C’est précisément parce que tout est devenu difficile que je me présente à vos suffrages. Je crois en effet qu’il n’y a pas de fatalité au règne implacable de l’argent mondialisé comme le pouvoir veut nous le faire croire. Je crois tout au contraire qu’une autre société est possible, fondée sur le respect mutuel et non sur la peur ou la violence, et sur la solidarité et non sur l’égoïsme et la solitude. J’aime notre Région de toutes mes forces. J’ai mesuré les formidables capacités que nous donne notre position géographique centrale, à la charnière entre l’Europe et la Méditerranée. Je crois à la richesse de sa culture méditerranéenne et à la puissance de notre attachement aux idéaux de la République et au modèle français de société. Je connais chacun de nos territoires : la Provence, les Alpes et la Côte d’Azur, comme je connais nos élus. Je travaille avec eux, vous le savez, quelles que soient leurs préférences politiques. Je connais aussi très bien les responsables du monde économique, comme ceux du mouvement syndical, social et associatif. J’ai confiance dans les qualités des habitants de notre région, la conscience professionnelle et le savoir-faire de nos travailleurs, la forte volonté de nos chefs d’entreprises petites et moyennes attachés à notre sol contre les délocalisations et qui doivent être soutenus pour l’emploi face à la concurrence étrangère. Je connais le sérieux de nos enfants que je rencontre dans nos lycées, nos lycées professionnels et techniques, nos centres de formation et d’apprentissage. Ils veulent construire leur avenir. Ils savent que le travail, c’est le respect et c’est la vie. Notre peuple de Provence Alpes Côte d’Azur est travailleur. J’en suis le témoin dans mes responsabilités présentes de Président. Je sais d’expérience qu’en menant au niveau régional une politique qui est le contraire de celle du pouvoir actuel, au servic des grandes compagnies, on peut non seulement résister à la mondialisation financière mais gagner. Nous devons pour cela rassembler nos forces pour rester en tête des régions qui se battent dans toute l’Europe contre la concurrence mondiale. J’entends résister avec vous contre le démantèlement de nos services publics : poste, SNCF, sécurité publique, éducation nationale, hôpitaux et santé publique. J’entends aussi résister avec vous contre le démantèlement de nos acquis sociaux : nos retraites et notre sécurité sociale. Soutien à l’économie et donc à l’emploi, services publics, acquis sociaux, c’est la liberté, l’égalité et la solidarité que nous devons défendre ensemble, une certaine idée de la France qui s’appelle la République. Dans une région républicaine telle que je la conçois, chacun doit se sentir respecté et soutenu par la solidarité de la communauté régionale. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin dans une société civilisée. Cela s’appelle la fraternité qui est un élément essentiel de la sécurité et du bien être ensemble. Notre Région est riche d’une culture très ancienne et très diverse. Il faut en soutenir la vitalité et le caractère populaire. Nos paysages si beaux portent eux aussi notre identité culturelle. Ils doivent être protégés comme notre environnement si fragile en Provence dans les Alpes et sur la Côte d’Azur. Si les États ne se sont pas entendus à Copenhague, nous pouvons, nous, développer notre grande politique de l’eau, de la pureté de l’air, des transports ferroviaires, des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Avec nos pôles industriels et scientifiques et leur mise en réseau avec la Région, avec notre agriculture forte de son label de qualité « Provence », nous avons tous les éléments économiques et culturels pour gagner. Il faut lutter contre la déshumanisation de la société qui remplace la chaleur de la présence humaine par la solitude face à un écran d’internet ou un répondeur automatique. Il n’y a pas de loi pour promouvoir la fraternité. La fraternité ne se décrète pas. Elle est le plus difficile et le plus fragile des idéaux de la République. Elle dépend du choix de chacun de vouloir changer la société par le bien-être et le bien vivre ensemble. Dans ces temps où la guerre et la violence rôdent de par le monde, où l’individualisme et la férocité de la compétition entrainent la peur de l’autre et la solitude pour beaucoup,
sarkofrance
Pourquoi Sarkozy a été ineff ...
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a commis une erreur, un mensonge par omission. Lors de ses voeux aux forces économiques, le président français allait se féliciter de la progression diu pouvoir d’achat quand un bruit de verre brisé l’interrompit. “Ce n’est pas grave. C’est quelqu’un qui est consciencieux et qui continuait de travailler plutôt que de m’écouter.” Sarkozy : “Le pouvoir d’achat a progressé pendant la crise” par politistution Soyons consciencieux. Lisons les conclusions de l’INSEE. En 2007, Nicolas Sarkozy fustigeait les conclusions de l’INSEE. Il faut avouer qu’afficher une hausse du pouvoir d’achat avant même que les mesures du paquet fiscal, dont l’exonération fiscale des heures supplémentaires, n’entrent en vigueur, aurait fait désordre dans le story-telling sarkozyen. Si le pouvoir d’achat progresse, c’est grâce à son action. Forcément. Simplement, c’est faux. Et bien non. En 2008, sa hausse a été quasi-nulle voire négative : +0,1% par personne, -0,8% par ménage.. En 2009, l’INSEE tablait sur une croissance de +1,0%, grâce aux prestations sociales et la quasi-déflation des prix qui a frappé le pays. Les ménages ne gagnent pas davantage – la hausse des salaires étant ridicule. mais les prix, secoués comme prévu par la récession, ont stagné voire diminué. Avant la récession, le pouvoir d’achat du Revenu Brut Disponible des ménages a stagné, alors que les mesures de soutien au travail étaient en vigueur depuis l’automne précédent: +0,3% au 4ème trimestre 2007; 0% au 1er trimestre 2008; -0,3% au 2nd trimestre 2008; 0% au 3ème trimestre 2008. Puis, la crise aidant, la chute des prix de l’énergie et des matières premières a redressé mécaniquement le pouvoir d’achat de ménages aux revenus simplement stagnant. Sarkozy n’y est pour rien. Pour 2010, l’institut prévoit que «le pouvoir d’achat des ménages devrait ralentir au premier semestre 2010 : il serait amputé par un regain d’inflation, associé à une remontée des prix des matières premières, et par la disparition des mesures de soutien exceptionnelles de 2009. Il progresserait toutefois modérément, grâce à des revenus d’activité plus dynamiques.» &alt=rss
Rimbus
Brice Hortefeux, victime du pu ...
Suite à l’affaire de l’Arabe (quand y en a un ça va…), cette polémique douteuse sur les propos de Brice Hortefeux à Seignosse pendant le congrès des jeunes UMP, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) qui avait décidé de porter l’affaire en justice, poursuivant le ministre pour délit d’injures publiques à caractère racial, vient d’obtenir la condamnation du ministre a 750 € d’amende, et le versement de 2.000 € de dommages et intérêts comme partie civile. Et bien je considère ceci comme parfaitement injuste. C’est un reflet de ce puritanisme qui s’accentue, s’insinue dans notre vie pour la réglementer dans les moindres détails. Je dis puritanisme au sens de doctrine politique plus que religieuse, ainsi que le définissais Alexis de Tocqueville : « Les législateurs, dans ce corps de lois pénales, sont surtout préoccupés du soin de maintenir l’ordre moral et les bonnes mœurs dans la société ; ils pénètrent ainsi sans cesse dans le domaine de la conscience, et il n’est presque pas de péchés qu’ils ne parviennent à soumettre à la censure du magistrat. » Ainsi, la petite blague privée de Hortefeux est sanctionnée officiellement. Voilà un procès en sorcellerie sur lequel les blogueurs devraient méditer, en songeant à leurs écrits et prises de position. La libre opinion, la plaisanterie, sont des choses condamnables. Au lieu de laisser au citoyen (ministre ou non) la charge d’assumer ses propos, la loi préfère encadrer l’expression dans des limites virtuelles, mais coercitives. On peut se demander ce qu’en penserait Noam Chomsky, qui a quitté Paris la semaine dernière, et qui a dit : « Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on y croit pas du tout. » Non, les blogueurs ne devraient pas se réjouir, et espérer que l’appel interjeté par les avocats de Brice Hortefeux débouchera sur un non lieu. L’arme qui peut frapper un ennemi peut aussi attaquer un ami. Share
Stef
La retraite à 60 ans, une exi ...
Première brèche dans le bouclier fiscal, le projet de réforme des retraites envisagerait donc de taxer les hauts revenus. Cette piste est évoquée car le déséquilibre du financement des pensions est tel que le gouvernement ne pouvait faire autrement que d’admettre qu’il faille dégager de nouvelles ressources pour pérenniser notre système des retraites. Il va falloir maintenant concrétiser cela, et ne pas fléchir sur le droit à la retraite à 60 ans ! Première attente, les français sont très attachés à la retraite à 60 ans, les conditions de travail n’étant pas égalitaires selon les professions exercées, c’est le volet accompagnement de l’emploi des séniors et la pénibilité au travail qui est la question de fond.Pour adhérer à ce qui resterait le point majeur de la réforme, c’est à dire cotiser plus, c’est une politique d’intéressement qu’il va falloir mettre en œuvre. Quand les gens se sentent bien dans leur activité, ils envisagent plus facilement de poursuivre le travail au delà de 60 ans, en revanche quand les salariés ne se sentent pas assez valorisés et que la pénibilité de leur travail n’est pas prise en compte, l’envie de partir vite est plus fréquente (notamment dans le milieu ouvrier où certains métiers sont très pénibles) L’emploi des séniors : La France connaît l’un des plus faibles taux d’emploi des salariés âgés de 55-64 ans (37,9%), soit 9 points de moins que la moyenne en Europe.Il faudrait déjà commencer à penser comment améliorer l’emploi des seniors de manière qu’il y ait la possibilité de travailler au moins jusqu’à 60 ans. C’est pour cela qu’il est légitime de défendre la retraite à 60 ans, l’âge légal pour travailler étant 16 ans parfois même 14, les métiers permettant de travailler à ces âges n’étant pas les plus valorisants et souvent les plus pénibles, il est juste de défendre cet acquis social qui permet aux plus précaires de faire valoir leur droit comme tout Français, d’une manière égalitaire. Sous réserve de justifier des durées d’assurance selon son âge de départ : - l’assuré qui a commencé son activité avant 16 ans peut obtenir sa pension à partir de 56 ans, - l’assuré qui a commencé son activité avant 17 ans peut obtenir sa pension à partir de 59 ans. Honnêtement, pour ces populations, est-il raisonnable et n’est-ce pas indécent d’imaginer qu’ayant commencé à travailler si jeunes et après avoir cotisé durant 44 ans, que ces gens puissent faire valoir leur droit à avoir une retraite à taux plein à 60 ans ? Ils en parlent aussi.
sarkofrance
Outrance et calomnie, les rép ...
Il faut serrer les rangs, démonter l’adversaire, fustiger, calomnier, qu’importe l’argument. N’importe qui dit n’importe quoi, mais qu’importe, c’est pour la bonne cause. La défense du président. Sarkozy attaqué, c’est toute la Sarkofrance qui tremble sur ses bases. Depuis mercredi matin, les consignes sont claires. L’équipe au pouvoir tente un jeu d’équilibriste inattendu et périlleux : insulter Mediapart, et les journalistes en général, tout en feignant de conserver son calme et l’image d’un gouvernement au travail. Sauve qui peut ! Nicolas Sarkozy et ses proches ont été gravement secoués par le témoignage de l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt, lundi à la brigade financière et sur le site Mediapart. Le monarque était directement accusé de financement illégal de sa campagne électorale de 2007. La riposte fut organisée sur 3 arguments, répétés par les proches de Nicolas Sarkozy : 1. Valoriser la douleur d’un homme, Eric Woerth. Ce fut le cas dès mardi soir, à 20h, au journal télévisé de TF1. Le ministre du travail était interrogé par Laurence Ferrari. «C’est pour moi insupportable, c’est inacceptable». 2. Ensuite, attaquer nommément Mediapart, le site d’informations et d’investigations fondé par Edwy Plenel, et plus généralement les journalistes. Le cercle proche du président ont usé des mêmes éléments de langage fustigeant Mediapart: Xavier Bertrand a parlé de «méthodes fascistes», Nadine Morano qualifié Mediapart de «site de ragots», Christian Estrosi l’a comparé à «une certaine presse des années trente».  Benjamin Lancar, le patron des Jeunesses sarkozyenne a comparé les articles de Mediapart aux montages photo soviétiques sous Staline. L’outrance et la calomnie sont des réponses attendues du camp sarkozyste. Edwy Plenel a annoncé mercredi matin qu’il allait porter plainte pour diffamation. Le journaliste rappelait également qu’après les révélations de Mediapart, Bettencourt allait régulariser sa situation fiscale, Florence Woerth avait quitté la gestion de la fortune Bettencourt, 3. Enfin, expliquer qu’on ne cèdera pas à la pression. Woerth ne démissionnera pas. «Le gouvernement est au travail (…). Il y a une stabilité gouvernementale que l’on trouve peu ailleurs aujourd’hui» justifia Luc Chatel «L’autorité exige de ne pas céder aux humeurs du jour (…) Tout pouvoir rencontre un jour ce cortège de coups bas et de calomnies » ajouta François Fillon, à l’issue d’une rencontre avec des députés UMP. Et Sarkozy, lors du Conseil des ministres de mercredi, n’a pas dit autre chose: «le gouvernement est au travail et continue à agir. Il a sa feuille de route, c’était l’esprit du message du président» a rapporté Luc Chatel. Sauve qui peut ! (bis) Mercredi en fin de matinée, la police confirmait l’un des dires de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt: le retrait de 50 000 euros le 26 mars 2007 sur l’un des comptes de Mme Bettencourt a bel et bien eu lieu. Dans la journée, on apprenait aussi qu’elle avait enfin mis la main sur les fameux carnets de comptes, où l’ex-comptable de Mme Bettencourt consignait ses retraits et versements. On attend la suite. Le rapport de l’IGF est attendu vendredi. Que prouvera-t-il ? Rien sur un financement illégal éventuel. Cette enquête concerne une éventuelle intervention d’Eric Woerth pour éviter à Liliane Bettencourt tout contrôle fiscal, une accusation … que personne n’a faite ! Autre enquête, préliminaire celle-là, la police continuait ses investigations sur la véracité des enregistrements pirates. Mais à la demande de Philippe Courroye, le procureur de Nanterre, elle a commencé à enquêter, toujours de façon préliminaire, sur les propos de Claire T de lundi. On imagine qu’elle marche sur des oeufs. Une enquête préliminaire, contrairement à une instruction d’une juge indépendant, n’est pas encadrée par le périmètre d’une plainte officielle. Elle peut aller loin (Julien Dray en a fait l’amère expérience l’an dernier) ou s’arrêter très vite. D’ailleurs, l’affaire Woerth-Sarkozy nourrit deux nouvelles interrogations : si les calomnies sont si insupportables, pourquoi donc Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas porté plainte pour diffamation ? Le ministre du Travail a choisi, mercredi, de porter plainte contre X pour «dénonciation calomnieuse», suite aux accusations de lundi. Ce choix n’est pas inintéressant: pour avoir gain de cause, Eric Woerth devra prouver, en justice, que «la réalité du fait [contesté] n’est pas établie ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée. » Autrement dit, Eric Woerth veut prouver, par voie de justice, qu’il n’a pas touché 150 000 euros en espèces pour le compte de la campagne de Nicolas Sarkozy. Soyons précis: qu’il les ait perçu ou pas n’est pas le sujet. Le sujet de cette affaire, rappelons-le, est de savoir si oui ou non Nicolas Sarkozy a bénéficié d’une dotation en espèces de 150 000 euros pour financer sa campagne électorale. Pourquoi donc Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas porté plainte ? Parce qu’Eric Woerth doit jouer son rôle de bouclier jusqu’au bout. S’il saute, Sarkozy saute ensuite. Le Monarque peut rester confiant. En matière de financement politique illégal, la prescription est de … 3 ans, soit cette année pour des faits remontant à l’année 2007. Quelle bonne nouvelle ! Autre interrogation, pourquoi donc chaque ministre et secrétaire d’Etat s’est-il créé, à l’instar d’Eric Woerth, un micro-parti politique personnel ? Les trois versements, non contestés à droite, réalisés par Liliane Bettencourt à Valérie Pécresse, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, via trois associations politiques distinctes, ont permis à la milliardaire de dépasser légalement les 7 500 euros de dons annuels autorisé à un même parti.  Parmi les membres du gouvernement, il en est qui visiblement n’a rien compris au contexte, n’a tiré aucune leçon des polémiques du moment. Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, était le 28 juin dernier à Londres pour dîner avec des … financiers français de la City. Le Point, dans son édition du 8 juillet 2010, rapporte qu‘il «a également demandé  leur soutien financier pour son mouvement politique Nouvel Oxygène. » Il n’a rien compris. Ami sarkozyste, as-tu compris ? Crédit illustration Patrick Mignard Faites suivre ! | &alt=rss
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Geert Wilders au secours de la ...
Le parti d’extrême droite hollandais PVV, dont la particularité est de s’affirmer anti-musulman, vient de remporter sa plus belle victoire aux élections législatives et se positionne comme la troisième force politique batave. En 2009, les abattages néerlandais de porcs (grouik) ont atteint 14,1 millions de porcs, en baisse de 240 000 têtes par rapport à 2008. Ceci explique cela ? Share
sarkofrance
131ème semaine de Sarkofrance ...
C’était une semaine d’anniversaire : Obama devait fêter sa première bougie d’élection, le Mur de Berlin est tombé il y a bientôt 20 ans… et Nicolas Sarkozy franchit sa mi-mandature. Mais les proches du président français sont inquiets. Il n’y eut point de célébration pour ces 30 mois de reniements et de crise morale. Son camp est troublé, sa popularité en berne, son projet politique dans l’impasse. La Sarkofrance est ensablée. Désarroi politique, cacophonie médiatiqueDes scandales à répétition, des déficits publics abyssaux, une politique économique en question, le désarroi est, à droite, flagrant. La majorité UMP est chafouine. On se gifle, on se fâche, on se tance. Dimanche dernier, le Monarque a été stupéfait. Une vingtaine de sénateurs emmenés par Jean-Pierre Raffarin ont signé une tribune contre la réforme de la taxe professionnelle. Ils ne protestent pas contre la suppression de la dite taxe, mais contre l’absence de péréquation territoriale bien définie après 2010. De surcroît, une autre “réforme“, celle des collectivités locales qui entend fusionner les assemblées régionales et départementales (et donc redistribuer les compétences), n’est même pas votée. Eric Woerth s’agace. Raffarin est convoqué chez Sarkozy. La ficelle est grosse. Sarkozy veut remettre au pas des régions qui résistent à la droite depuis 2004: un scrutin uninominal à un tour pour favoriser le parti unique de la droite, des finances décidées par l’Etat central, un Grand Paris pour noyer le pouvoir exécutif de la capitale perdu depuis 2001. Ajoutez-y l’impact désastreux sur la parité en politique – la fusion des conseillers régionaux et généraux va réduire, en l’état, le nombre de femmes élues dans ces assemblées locales, et la question s’impose : qui a dit que nous étions dans une démocratie apaisée ? Dimanche toujours, Nadine Morano a été envoyée au front. Elle fusille Rama Yade d’une déclaration sur Dimanche+ : « Quand on n’est pas d’accord avec la politique menée par le gouvernement, c’est simple : ou on ferme sa gueule, ou on démissionne. » La secrétaire d’Etat aux Sports répond le lendemain : “En politique, on ne répond pas en descendant à ce niveau-là.” Jeudi 5 novembre, François Fillon la rappelle à l’ordre, dans les colonnes du Monde: “On ne peut pas être au gouvernement et en opposition avec la ligne du gouvernement.” Autre sujet de discorde et de mesquineries médiatiques : le “Grand Emprunt” sera-t-il grand ? Transformer le surendettement public en projet collectif et populaire, c’est le projet fétiche, et irresponsable, d’Henri Guaino, le conseiller spécial et non-élu de Nicolas Sarkozy. Les deux présidents de la commission chargée d’élaborer des propositions d’investissements “stratégiques“ sur cet emprunt, Michel Rocard et Alain Juppé, ont expliqué à plusieurs reprises que le montant de l’emprutn ne devrait pas dépasser les 30 à 35 milliards. Le sang d’Henri Guaino n’a fait qu’un tour. Il a mobilisé lundi une soixantaine de députés en faveur d’un “grand Grand Emprunt” d’au moins 50 milliards d’euros. Mercredi, lors de son entrevue “confidentielle” avec quelques responsables de journaux, Nicolas Sarkozy a tranché : le “Grand Emprunt” sera dans une fourchette de 25 à 30 milliards d’euros, environ 1000 euros par ménage à rembourser… Mardi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, François Fillon réplique à son tour : «Le pouvoir exécutif était totalement en dehors de cette démarche. Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif !». Le premier ministre n’a pas apprécié l’initiative occulte d’Henri Guaino. Ce dernier répond qu’il se sent “insensible à toute forme de recadrage“. On se croirait dans une cour d’école… Mercredi, le Figaro vient à la rescousse de son chef, et publie un plein article pour expliquer que Sarkozy est “prêt pour la deuxième étape du quinquennat. ” Mercredi encore, Nicolas sarkozy reçoit les chefs des services politiques ou directeurs adjoints des rédactions du Monde, du Figaro, de Libération, du Parisien, du Journal du Dimanche et de l’AFP. Il fait passer ses messages “off“: Rama Yade n’a pas l’esprit d’équipe. Elle va sauter lors du prochain remaniement, après les élections régionales de mars prochain. Sarkozy veut que la presse docile répète ses propos, mais sans dire qu’ils sont de lui. Un journaliste de France Inter, agacé par cette manipulation, lâche le morceau. Si Sarkozy veut s’exprimer, qu’il le fasse ! Les surprises du budget 2010L’examen du budget 2010 révèle bien des surprises. Didier Migaud dévoile que l’abandon, depuis le 1er janvier 2007, de toute taxation des plus-values à long terme des cessions d’actifs a coûté 20,5 milliards d’euros en deux ans au budget de l’Etat. Une sacrée niche fiscale instaurée par Jean-François Copé, l’avocat d’affaires et député UMP qui était à l’époque ministre du Budget. Un autre député socialiste, Jean Launay, a épluché les factures de sondages réglées par l’Elysée en 2008 et 2009. Il a obtenu la confirmation de la boulimie sondagière du Monarque : plus d’un sondage d’opinion par jour a été commandé par l’Elysée. Choisis, définis et financés par la Présidence de la Rpublique, des dizaines de sondages ont été ensuite partiellement publiés par des divers médias sans que le réel commanditaire ait été mentionné à l’attention du public; nombre d’enquêtes servaient des lubbies présidentielles (“pour ou contre une minute de silence en mémoire des Poilus de la Guerre de 1914-18 ?“), ou des enjeux électoraux de l’UMP; et un conseiller, Patrick Buisson, rémunéré 1,5 millions d’euros l’an passé, s’est constitué une cagnotte de près d’un million d’euros de marge sur les études qu’il commandait. Vendredi, la ministre de la Justice a refusé qu’une commission d’enquête parlementaire soit constituée sur le sujet. Etes-vous surpris ? L’Elysée a fait le ménage, ses dépenses sondagières ont été réduites à 1,5 millions. Mais le Service d’Information du Gouvernement (SIG) a conclu rapidement une batterie de commandes auprès des 7 instituts qui travaillaient pour l’Elysée, pour la coquette somme de 3 millions d’euros à nouveau… Mi-mandat, plein échecJeudi, Henri Proglio, PDG de Véolia, a été réélu en tant qu’administrateur d’EDF par l’Assemblée générale des actionnaires. Il ne lui reste plus qu’à être nommé président du groupe public en Conseil des Ministres, vers le 25 novembre prochain. Cette nomination heurte certains petits actionnaires d’EDF. On parle de confusion des valeurs en Sarkofrance. Sarkozy a gagné l’élection de 2007 sur des valeurs, celles d’une droite décomplexée sur la fierté nationale, prônant le travail et l’effort, un discours de vérité et la tenue des promesse. Sarkozy s’assumait comme le chevalier qui allait casser l’hydre laxiste de mai 1968, cette période funeste jugée responsable de tous les maux de la France d’aujourd’hui, une France restée rebelle et sans repère, honteuse de son passé et paresseuse au travail. Trente mois plus tard, la vérité est rude. Sarkozy est apparue bien laxiste sur le terrain des valeurs, et de la rigueur morale : penchants bling bling souvent coûteux pour le budget de l’Etat (comme ces 16 millions dépensés pour un micro-sommet méditerranéen), augmentation de son propre salaire de 172%, népotisme et plantouflage pour ses proches, complaisance mercantile avec les dictateurs du monde, etc…Sarkozy voulait redorer le blason de l’identité nationale, ministère à l’appui. Trente mois plus tard, ce ministère, géré par Brice Hortefeux puis Eric Besson n’a davantage existé par les polémiques récurrentes et honteuses qu’il a suscitées : rafles aux sorties d’écoles, expulsions couteuses et inefficaces, métiers réservés aux étrangers, tests ADN pour le regroupement familiale, politique du chiffre, harcèlement des migrants, déstabilisation des associations d’aide aux sans-papier, etc… Combien de Français ne sentent plus fiers de leur pays aujourd’hui ? A l’étranger, la France est désormais présentée par les médias du monde comme une république bananière, gérée par un Monarque agité et inconstant, qui donne des leçons à tous qu’il ne respectent même pas lui-même. A force d’éplucher ses comptes, d’étudier ses déplacements (283 depuis janvier), d’écouter ses discours à répétition, on a tous fini par découvrir les coulisses du Sarko-show. Elles sont peu ragoutantes. Sarkozy manipule les sondages, évite ou neutralise les contestataires grâce à des dispositifs policiers hors normes et coûteux, caste les “vrais travailleurs” qu’il rencontre à chacun de ses déplacements. L’identité sarkozyste se révèle pour ce qu’elle est: une manipulation médiatique sans profondeur. Que dire enfin du travail ? Nucléaire, le cancer de la République ?Lundi, Nicolas Sarkozy était revenu du Cap Nègre pour annoncer un plan Cancer, grillant ainsi la politesse à Roselyne Bachelot. C’était un sujet rêvé pour sortir des minables polémiques de ces dernières semaines. Qui peut être contre un plan cancer ? Sarkozy promet donc 750 millions d’euros “de dépenses nouvelles“, sur 4 ans, ponctionnés on ne sait où. Il fixe quelques objectifs à son plan Cancer II, comme l’analyse des risques, ou la réduction des inégalités face à la maladie. Il promet une Journée nationale de l’activité physique”. Il se félicite de l’augmentation, en janvier, de 6% des prix du tabac, alors que toutes les organisations anti-tabac ont accusé le gouvernement d’avoir cédé aux pressions des lobbies du tabac. Il néglige surtout d’insister sur l’impact des les dégâts environnementaux sur la progression des cancers en France. Facheuse coïncidence, les autorités de sûreté nucléaire française, britannique et finlandaise, dans une déclaration commune, ont émis de sérieux doutes sur la conception du système de contrôle-commande des réacteurs EPR de troisième génération. Les inquiétudes des autorités ne sont pas minces: elles portent sur “le système de sécurité utilisé pour piloter le réacteur en cas d’incident” ! Chacun de deux EPR en cours de construction coûte 3 à 4 milliards d’euros pièce ! Un ministre, anonyme, a déclaré que cette alerte ferait perdre deux à trois ans aux chantiers. Mardi, le Monarque est retourné au Cap Nègre. Il se repose. Eric Besson à la peineLe ministre de l’identité nationale a lancé son débat éponyme lundi, site Web “filtré” à l’appui. Pour le reste, l’opération a fait choux blanc. Les préfets et sous-préfets ont bien reçu leurs consignes, mais l’organisation des débats patinent. Cinq jours plus tard, le site mentionne péniblement 6 rencontres, étalées jusqu’en janvier. Jeudi, le ministre Besson tenait son premier vrai débat “physique“, à Sciences Po-Paris. A en croire les témoins, on parla moins d’identité française que de l’opportunité d’un tel débat. Le ministre fut accueilli par 150 étudiants chantant la Marseillaise, tout en brandissant une banderole “Besson Démission“. Vendredi, Nicolas Sarkozy s’est rendu à la remise des premiers prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits. L’ancien président Chirac s’affiche serein. Il n’a jamais été aussi populaire. Cette semaine, il a été rattrapé par une sale affaire, une histoire d’emplois fictifs quand il était maire de Paris. Il publie aussi un premier volet de ses mémoires, sans surprise. Sarkozy s’est bien abstenu du moindre commentaire. Il y a à peine 10 jours, on ne parlait que de l’affaire Clearstream, un vestige de la guerre des droites, du temps ou Chirac et Sarkozy étaient les meilleurs ennemis du monde. Ami sarkozyste, où es-tu ? &alt=rss
val
Médias et grandes entreprises ...
¬´ Pas de démocratie sans séparation des intérêts politiques, économiques et médiatiques ? prédisait le pourtant très traditionnel François Bayrou pendant les élections présidentielles. En Sarkozie décomplexée, le pauvre doit être servi au delà de ses espérances. Jamais un tel faisceau de connivences n’a été observé dans notre douce France. Quelques exemples édifiants : A l’heure où Vincent Bolloré, l’ami milliardaire au yacht si accueillant, achève de racheter en totalité l’institut de sondages CSA, un rapide inventaire de son empire révèle qu’outre ses activités industrielles dans le papier, le plastique, l’énergie et tutti quanti, il possède déjà la chaîne de télé Direct 8, les journaux gratuits Direct Matin Plus et Direct soir, le groupe publicitaire Havas.Il est également un des principaux actionnaires de M6, lorgne sur Le Monde mais a tout de même échoué dans sa tentative de rachat du service français de l’Associated Press. Les courageux salariés de l’agence ont rejeté l’offre, au risque de s’auto-dissoudre … Du côté de chez Bouygues, c’est encore plus fort. Parrain du p’tit Louis et …frère … du président selon ses propres termes, l’héritier de Francis le maçon, détient les chaînes TF1, LCI, Eurosport, TV Breizh et l’opérateur de communication Bouygues Telecom. Il est en outre un actionnaire important de quelques chaînes du câble ainsi que du journal gratuit Metro. Après les élections, Laurent Solly, le directeur adjoint de campagne de Sarkozy, avait été parachuté directeur adjoint de TF1. L’annonce de sa nomination en avait été faite par Franck Louvrier, le chargé en communication du président. Curieux mélange des genres entre sphère privée et domaine public … …Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira a toi … , avait annoncé Paul Féval. Le créateur du Bossu ne croyait pas si bien dire. Autre …frère … auto-proclamé du mari de Carla, le sémillant Arnaud ne gâche pas une occasion de lui servir la soupe. A travers sa complaisante radio Europe 1 mais aussi via ses nombreux magazines et autres journaux, Paris match, Le Journal du Dimanche, Elle ou Télé 7 jours pour ne citer qu’eux. Lui aussi a des visées persistantes sur Le Monde. Leader également dans le secteur aéronautique, il a été mis en cause dans l’affaire EADS, suspecté de délit d’initiés. L’affaire suit son cours, on ose l’espérer … N’oublions pas le marchand d’armes Dassault, son courtisan Figaro et son très économique Valeurs Actuelles. Surfons sur Bernard Arnault, président du très chic groupe LVMH, témoin du mariage du président et accessoirement propriétaire des Echos, d’Investir et de Radio Classique. Enchaînons sur Alain Weill et ses infos low cost, ses radios RMC info et BFM, sa télé BFM TV, son journal La Tribune. Haut fait d’armes, il fut rappelé à l’ordre fin 2007 par l’omnipotent en personne qui, furibard, avait dénoncé le comportement des journalistes de RMC, après que l’un d’entre eux ait fait allusion à une supposée liaison du chef de l’Etat avec une journaliste. Weill, courageux mais pas téméraire, avait alors donné pour consigne à ses troupes de s’abstenir sur le sujet. Zappons sur Pinault et son Point bienveillant. Concluons en observant que l’institut de sondages IFOP appartient au groupe de Laurence Parisot, la présidente du Medef, qu’Opinion Way, sondeur officiel du Figaro, est plus souvent qu’à son tour qualifié de filiale de l’UMP et que le président du comité d’audit d’IPSOS n’est autre que Nicolas Bazire, témoin du mariage de Carla avec qui vous savez. Dans un tel paysage sondo-médiatique, il va devenir de plus en plus difficile d’échapper aux diktats de la pensée suprême. Pas de blague, Big Brother, c’était bien en 1984 ? Boeuf Mode
unclavesien
La lecture des jeunes en péri ...
Parlons un peu du neuf-trois… Cette façon de désigner les départements de je ne sais plus quelle couronne parisienne, reflète bien l’appauvrissement de la langue engendré par le triomphe de la culture banlieusarde. Autrefois, le plouc avait le cul terreux, ou bien il se prenait pour un bourgeois et sentait la naphtaline, il était provincial. Aujourd’hui, qu’il porte ou non casquette à l’envers, il sait à peine lire, ou du moins frôle l’évanouissement s’il est obligé de déchiffrer plus de trois phrases enchaînées, sujet, verbe, complément. Il appelle l’endroit où il vit, mettons la Seine-Saint-Denis, le neuf-trois. Seine-Saint-Denis, ça a pourtant une autre gueule! J’ai commencé ce billet par ces considérations certainement oiseuses aux yeux de beaucoup, parce que je veux parler de culture et de thune. Deux choses qui occupent de la place sur internet, mais chacune dans son ghetto, le plus souvent. Et pourtant, n’en déplaise aux internautes, du neuf-trois jusqu’au neuf-sept-quatre, sans argent pas, ou peu, de culture —même en Seine-Saint-Denis où le Conseil général va sabrer dans les subventions à la lecture publique. D’habitude, quand la culture a des ennuis c’est plutôt du fait de la droite; aussi ai-je eu un doute sur le positionnement de cette assemblée que je ne connaissais pas. Une visite de son site officiel a dissipé mes incertitudes: le Conseil de Seine-Saint-Denis est à gauche… Président: Claude Bartolone, figure importante du PS, et député de la 6e circonscription. Une tomate d’or mou au passage, pour son cumul des mandats. L’assemblée compte 13 communistes, 17 socialistes, et 10 UMP… Tout ce beau monde, en proie sans doute aux mêmes affres budgétaires que tous les conseils généraux de France par ces temps de crise, a décidé de mettre au régime son soutien à la lecture, dont tant de ses jeunes administrés ont pourtant besoin (voir au début). L’Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis a rendu public un communiqué qui expose l’étendue des dégâts projetés par un budget dont le vote aura lieu le 8 avril. Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, une des manifestations littéraires pour la jeunesse les plus importantes en Europe, subirait une amputation mettant en péril toutes les actions auprès de l’enfance associées à cet événement.Livres au trésor, un centre de ressources sur le livre de jeunesse qui anime le réseau des bibliothèques, perdrait la totalité de sa subvention. Ce qui entraînerait la disparition d’un acteur présent dans le département depuis 20 ans.L’Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis enregistrerait une baisse de 20% des subventions… Vous pouvez soutenir «l’Appel: le pouvoir des livres» en le faisant connaître, ou en signant la lettre ouverte au Président du Conseil Général, ou encore, si vous habitez ce département, en signant le Manifeste 93… P-S: je n’avais pas encore fait de pub pour le concours de billets d’amour organisé par See Mee, mais puisqu’il est question aujourd’hui de lecture, c’est l’occasion de vous inviter à lire les finalistes…Le blog de Rimbus a fêté ses trois ans, bon anniversaire! Hermes a été au SarkoCircus… Arf ajoute une quatrième page à ses Caractères… Je ne sais plus sur quelle lettre planche encore l’Académie, mais Epamin‘ en est au R…
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Surprises à Gandrange et au F ...
Il était chatouillé, provoqué, bafoué. Nicolas Sarkozy n’en pouvait plus des sarcasmes sur sa promesse non tenue de revenir à Gandrange, ni des remous qui agitent son électorat, de l’affaire Mitterrand à la polémique sur son fils Jean. Il y a encore 4 jours, quand il s’est déplacé en Moselle, les médias et la blogosphère n’ont retenu qu’une chose : il avait soigneusement évité Gandrange. Et la polémique sur la nomination prochaine de son fils à la tête de l’EPAD a occulté tous ses messages de la semaine. Il fallait réagir. Il file à Gandrange, puis, dans les colonnes du Figaro, il tacle son électorat. Sarkozy est inquiet tente de corriger le tir dans la précipitation. Visite surprise à GandrangeLe 4 février 2008, le président était venu jouer les fiers-à-bras sur le site d’Arcelor-Mittal menacé de fermeture. Il avait promis que le site survivrait, et qu’il reviendrait sur place. Depuis, le groupe Mittal a annoncé la fermeture, et … Sarkozy n’était pas revenu. Des stèles en l’honneur de ses promesses non tenues ont été érigées ici ou là par des ouvriers mécontents. Gandrange est devenu l’un des symboles de l’échec sarkozyen vis-à-vis du monde du travail, et des classes populaires en particulier. Jeudi , le président a créé la surprise, en se rendant sur place, sans crier gare ni prévenir les journalistes. L’Elysée a prévenu la presse un quart d’heure avant. C’est un joli coup. Il lui permet de dire désormais qu’il a tenu au moins une promesse, celle d’être revenu. La députée socialiste Aurélie Filipeti, présente, raconte : «On était au début d’une réunion technique de préfiguration pour ArcelorMittal. Au début de la réunion, le préfet nous dit : “On attendait le conseiller du président de la République (mais) le président avait un trou dans son agenda. Il va venir dans un quart d’heure”». «C’est quand même d’abord la surprise et c’est un peu de l’improvisation. Il y a des élus et certains syndicalistes qui n’avaient pas été invités la semaine dernière à la table ronde qui sont là aujourd’hui mais d’autres n’ont pu venir car c’était une réunion technique» Pendant ses quelques minutes sur place, le Monarque annonce la signature d’un contrat de 300 millions d’euros entre Réseau Ferré de France (RFF) et le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus pour la construction de rails., ainsi que la venue, à Metz, “d’un régiment de plus” et un investissement de 5 millions d’euros à Gandrange pour un centre d’apprentissage pour former 120 apprentis aux métiers de la métallurgie. Sarkozy distribue quelques millions pour calmer la gronde. Quelqu’un s’est-il demandé l’intérêt de former à la métallurgie sur un site où cette même activité est en voie de disparition ? La tactique de la “visite surprise” est désormais éprouvée. Mardi dernier, Sarkozy était revenu dans un lycée de Seine et Marne qu’il avait visité en avril dernier. A nouveau, les médias ont été tenus à l’écart. Cette tactique fait ses preuves : la contestation est minimale. Nul besoin de boucler la zone, aucune manifestation n’a le temps de s’organiser. Et les journalistes présents sont rares, souvent de la presse locale. On évite ainsi les critiques. Jeudi, l’agenda présidentiel avait un “trou“, comme souvent, même en milieu de semaine. Bref, Sarkozy a besoin de venir caché et à l’improviste pour se déplacer sur le terrain. C’est la seule leçon de cette histoire… Interview surprise au FigaroOn a pu mesurer l’inquiétude et l’énervement actuel du président à une seconde “surprise” : une interview organisée à la dernière minute, dans la précipitation, avec le Figaro. La polémique affectant Jean Sarkozy ne faiblit pas. Pourquoi le Figaro ? Parce que les commentaires les plus durs pour la Sarkofrance sont venus des lecteurs du Figaro. Le mythe sarkozyen de la “méritocratie” a vécu. Il sera prochainement enterré à l’EPAD, à la Défense. L’un des coeurs électoraux de Sarkofrance a mal à sa droite. Après la légèreté éthique d’un ministre de la culture, l’accusation de népotisme est une pilule difficile à avaler. Vendredi, Nicolas Sarkozy s’exprime donc dans les colonnes d’un Figaro venu à la rescousse. Ce faisant, le président occulte sa propre visite à Gandrange. On ne retiendra que cette défense hâtive et immodeste dans un journal acquis à sa cause. Primo, Sarkozy veut rassurer ses troupes en minimisant les troubles qui secoueraient sa majorité et son électorat. Il s’appuie d’abord sur une comparaison historique: tous les présidents ont subi un contre-coup d’affection deux ans après leur élection : “Il n’est pas interdit de prendre un peu de recul. Je suis aujourd’hui à mi-mandat. Je vous invite à comparer la situation politique dans laquelle nous nous trouvons avec celle de mes prédécesseurs au même moment.” Sarkozy ment. Il est impopulaire depuis l’automne 2007. Cela fait deux ans que les sondages lui sont défavorables. Les travers “bling bling“, les vacances à répétition avec Carla Bruni, les provocations verbales (contre les enseignants, le personnel judiciaire, les retraités, les chômeurs, etc), l’échec de ses réformes économiques (“travailler plus pour …“) ont été autant d’écueils qui ont plombé sa réputation. Il explique aussi que sa majorité est en forme : “La situation de l’actuelle majorité est bien différente puisqu’elle vient de gagner les élections européennes. Le front social est apaisé malgré une crise économique sans précédent. Quant aux élections partielles qui sont traditionnellement mauvaises pour le gouvernement en place, nous en avons gagné l’immense majorité et notre candidat David Douillet a fait 45 % au premier tour dimanche dernier.” Deuxio, Sarkozy revient sur l’affaire du Prince Jean. Il ressert les arguments passés, concoctés avec ses conseillers et répétés par divers représentants UMP depuis lundi. Pas une virgule n’a changé. Sarkozy ne comprend pas. Il bégaye: pourquoi son fils n’aurait-il pas les mêmes droits que les autres élus ? (“Ils ont tous le droit de postuler à un poste d’administrateur à l’Epad. Sauf un ! Et pourquoi ne peut-il pas ? Parce qu’il est mon fils.”) la présidence de l’EPAD est une é-l-e-c-t-i-o-n, pas une nomination (“C’est une élection, il ne s’agit donc pas de népotisme“). Sarkozy joue les persécutés : “A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n’ont rien à dire sur le fond essayent d’attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français.” Qu’importe si l’AFP ou le Canard Enchaîné ont rappelé ce mercredi quelques faits : depuis plusieurs mois, Nicolas Sarkozy a oeuvré pour préparer la place pour son fils Jean à la tête de l’EPAD: le chef de l’Etat a refusé à Patrick Devedjian, le président sortant de l’EPAD, de rester à son poste. Il aurait fallu un décret, reportant à 70 ans l’âge limite pour diriger un établissement public. Devedjian l’avait demandé. Matignon l’avait préparé. Mais le décret ne fut jamais publié. Un premier décret prévoyant la fusion de deux établissements publics des Hauts-de-Seine – Epad (Défense) et Epasa (Seine-Arche) -, sorti de Matignon en juillet, incluait une disposition permettant de présider le futur organisme au-delà de 65 ans, selon une source départementale proche du dossier.” explique l’AFP qui ajoute “Mais selon la source proche du dossier dans les Hauts-de-Seine, «après être passé à l’Elysée, le projet de décret» sur la fusion ne comportait plus la disposition levant le verrou de l’âge.” (Info repérée par Arrêt Sur images) Enfin, Sarkozy défend son ministre de la culture (“ce n’est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer 32 ans après les faits alors que l’intéressé a aujourd’hui 76 ans“; “. Frédéric Mitterrand n’a jamais fait l’apologie du tourisme sexuel et il l’a même condamné en termes très forts.“).Sur le reste, le Monarque ne révèle rien qui ne soit connu : il ne veut pas réduire son mandat à 4 ans (trop court), ni abandonner le droit de dissolution de l’Assemblée Nationale (surpris ?), ni toucher au bouclier fiscal (“Je ne toucherai pas au bouclier fiscal “); il adore travailler avec François Fillon; Eric Besson est un ministre formidable qui a eu raison de raser la “Jungle” de Calais. Et la France serait pour le monde entier un modèle : “Nous avons mis en œuvre un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier…” La France est la risée du monde et un modèle pour personne. Mais le président lit-il seul la presse étrangère ?Petits mensonges au passage: la taxe carbone serait remboursée à l’euro près (c’est faux !! Le remboursement sera partiel ET forfaitaire, donc indépendant du surcoût carbone réel). Et la France serait en bonne posture financière par rapport à ses voisins. là encore, c’est faux, elle est au lieux dans la moyenne, une situation inquiétante quand on sait que ses capacités de rebond sont historiquement plus faibles. Enfin, les prêts aux banques auraient été profitables à l’Etat. sarkozy omet de rappeler que l’Etat, en cédant ses actions au prix d’origine, et non à leur valeur de marché, s’est privé de plusieurs milliards d’euros de plus-values. Tout juste regrette-t-il d’avoir qualifié de “coupables” les prévenus de l’affaire clearstream (“Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s’abstenir de tout commentaire.“). De Gandrange au Figaro, Sarkozy a dû improviser deux sorties. Un signe d’agacement, d’inquiétude, voire de nervosité, tout aussi palpable, mercredi après midi, chez Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement. Il avait toujours bien du mal à répondre face aux questions très critiques des journalistes. La sauce ne prend plus. Luc Chatel dérape en parlant de "race "envoyé par LePostfr. – L’info internationale vidéo.
Rebus
No Sarkozy Day, la suite
Le No sarkozy Day fait donc son retour, sur une nouvelle formule quelque peu modifiée, suite à la polémique ayant opposé les premiers signataires de cette initiative à d’autres, tout aussi anti sarko, favorables la démarche mais opposés à la formulation de base, notamment sur la question de la démission. S’il est clair que la politique actuelle doit être combattue dans les urnes, et l’approche des Régionales doit permettre l’expression démocratique du rejet de la catastrophe politique subie par notre pays, le rejet du sarkozysme ne peut être laissé aux seuls partis politiques et acteurs traditionnels, les citoyens doivent s’immiscer dans ce débat et se faire entendre, haut et fort. No Sarkozy Day – Appel au peuple - Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent… Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS. Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : Liberté – Egalité – Fraternité – Laïcité – Démocratie Nous, simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l’envie, le besoin de dire NON ! à Nicolas Sarkozy, à se rassembler pour un No Sarkozy Day. Le 27 mars 2010 : une journée pour lui dire NON ! Des rassemblements seront organisées partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France. A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible. ***** Nous appelons l’ensemble des blogueurs à diffuser cet appel sur leurs blogs et à nous en informer via un message adressé à blogs@no-sarkozy-day.fr Nous appelons l’ensemble des citoyens à signer et faire signer cet appel (signatures). Nous sommes cinquante blogueurs et plus à diffuser simultanément, ce dimanche 24 janvier 2010, l’appel pour un No Sarkozy Day. Blogueurs Signataires :Aliciabx - http://aliciabx.blogspot.com/André Orphal - http://jusqu-alacensure.over-blog.com/Antennerelais - http://antennerelais.canalblog.com/Antidote Démocratique Antisarkozy - http://rpubliquejetaime.typepad.fr/Antoine - http://just4kiss.blogspot.com/Arnaud Mouillard - http://hern.over-blog.comB.Mode - http://ruminances.unblog.fr/Benjamin Ball - http://blog-zero-un.over-blog.fr/Bloguerilla - http://bloguerilla.orgCarrefour Anticapitaliste - http://kropotkine.jimdo.com/CC - http://www.bahbycc.com/Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées - http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/Cpolitic - http://www.cpolitic.com/cblog/Dan29000 - http://danactu-resistance.over-blog.com/David Noël - http://www.lheninois.comDedalus - http://sarkononmerci.frDes pas perdus - http://www.despasperdus.comDessins d’AMAD - http://riposte.gauchepopulaire.fr/Dominik Vallet - http://dominikvallet.over-blog.com/Enriqueta - http://enriqueta.over-blog.comEric Citoyen - http://monmulhouse.canalblog.com/Gauchedecombat - http://gauchedecombat.wordpress.com/Gilles Pommateau - http://gillespommateau.over-blog.comGwendal - http://gwedenis.blogspot.com/Hypos - http://www.hyposblog.infoIjahsista - http://une-autre-vision-du-monde.over-blog.frJean-François Vionnet - http://lespenseesdunvieuxcon.blogspot.comJeandelaXr - http://jeandelaxr-lejouretlanuit.blogspot.com/Juan - http://sarkofrance.blogspot.com/Le Canard de Mulhouse - http://canard68.20minutes-blogs.fr/Le Coucou - http://unclavesien.blogspot.comLe journal de Geed - http://lejournaldegeed.wordpress.com/LePetitSauvage - http://on-nous-prend-pour-des-cons.frLost in Chartres - http://lostinchartres.wordpress.comLouis Lepioufle - http://powolicu.wordpress.com/Marie - http://engagee.fr/Martin P. - http://sauce.over-blog.org/Mathieu L. - http://lespriviliegiesparlent.blogspot.comMaximilien - http://maximilienrobespierre.blogspot.com/Monsieur Poireau - http://monsieurpoireau.blogspot.comMtislav - http://mtislav.blogspot.comNicolas J. - http://jegpol.blogspot.com/Philippe Marx - http://www.philippemarx.net/Raphaël Rezvanpour - http://revoltecitoyenne.wordpress.com/Rebus - http://sarkobasta.blogspot.comRimbus - http://rimbusblog.blogspot.comRodolphe Lediazec - http://ruminances.unblog.fr/Samuelle - http://souvenirsdufutur.blogs.courrierinternational.com/Seug8520 - http://www.lisoloir.comSkal - http://www.lespenseesdeskal.frSlovar les Nouvelles - http://slovar.blogspot.comTrublyonne - http://trublyonnevoitlavieenrouge.blogspot.com/Yann Savidan - http://www.yann-savidan.com/ Profils Myspace et autres :Axel - http://www.myspace.com/libertikCamille BB - http://www.myspace.com/459439819Felocydz - http://www.myspace.com/felocydzJacinte G. - http://myspace.com/asfodelleJulie - http://www.myspace.com/170102103Karyn - http://www.myspace.com/uztailaLea - http://www.myspace.com/reallioness2Leslie - http://www.myspace.com/leslie381Mimosa67 - http://mimosa67.spaces.live.com/Navarrete Pierrot - http://www.myspace.com/mecclassPaulo Barrosa - http://www.myspace.com/paulobarrosa Zone Nono - http://www.myspace.com/zonenono Votre Signature Source : Appel des blogueurs
Rebus
Rions un peu avec François Fi ...
Ok, pas évident d’associer les notions d’humour, rire, franche poilade ou autres avec le si peu désopillant François Fillon. Pourtant, Droopy Premier Ministre peut être drôle; même si c’est involontaire et bien souvent à ses dépens. Ainsi, l’ex gaulliste social reconverti en paillasson sarkozien – ce qui dénote un don pour le grand écart qu’aurait pu envier, du temps de sa jeunesse, le célèbre philosophe belge, Jean Claude Van Damme, initiateur de l’awarisme (et par là même, précurseur de la pensée si percutante d’un Frédéric Lefebvre ou d’un Luc Chatel)- fort marri de s’être fait claquer en public par Toupti 1er au sujet de la taxe carbone décide que, non, puisque son génie échevelé (la mèche, François, la mèche) n’est pas reconnu en France, il peut très bien partir remplacer Barroso, non mais, ho. Barroso n’est pas une référence, on est d’accords, mais, honnêtement, François Fillon, big boss de l’Europe ? L’Europe, ce machin que tout le monde s’accorde à trouver lointain -tout en, paradoxe, lui reprochant son omniprésence- dirigée par un ectoplasme neurasthénique ? On ne rit pas siouplait, mesdames, messieurs, c’est ça, ou alors la Mairie de Paris, notre chatelain sarthois étant, dirait-on, nanti (mais ça on le savait, non ?) d’un (et là ça surprend) Fan Club qui le verrait bien piquer le boulot de Delanoé. Fillon et fan club dans la même phrase, ce monde est fou. Arrivé à un tel niveau d’aberration, qui dote d’un fan club un type qui a le charisme d’une huître sous Prozac, ce serait comme comparer l’action de Dati (qui brigue aussi la Mairie de Paris) à celle de Badinter tout en dénigrant ce dernier. Ce serait aussi dingue que des syndicats policiers portant plainte contre une journaliste parce qu’elle aurait osé poser quelques questions vaguement offensives à leur ministre de tutelle, aussi absurde qu’un recrutement de gens plus petits que Toupti 1er pour faire ressortir la mâle assurance émanant de sa zébulonique majesté. Et pourtant, c’est la vie en Sarkofrance. Bonne (pas si sûr finalement) nouvelle quand même, PIL se reforme (si c’est pas fort ça, commencer le billet avec Fillon et le terminer avec Johnny Rotten)
Sarkonique
Le mythe de la Croissance: pet ...
Elle nous vient de loin, cette fable! Déjà, des peuples plus avancés que les autres s’étaient lancés dans la course à la découverte: notre néolithique, en effet, est né dans le Croissant fertile, entre Tigre et Euphrate. (Le Proche-Orient, déjà sur la sellette!) C’est là, également, qu’est apparu pour la première fois aux hommes médusés, le patron des patrons: j’ai nommé Dieu. Un certain Yahvé, plus précisément. Vite free lancé sur les voies du monopolisme cosmopolite, cet entrepreneur de premier ordre, auteur d’une affaire qui marche, la Création TM (demandez aux évangéliques, ces zélés VRP), a réussi, avec la collaboration dramatique de son Fils, à créer la première transnationale de l’histoire. Christianismus & co eut ses managers, Paul et Pierre, beaucoup de filiales et des rivales. Sa devise: “Croissez et multipliez”. Nous y voilà. Le mot d’ordre était donné. L’Occident, tout entier client, s’est imprégné en profondeur de cet état d’esprit au point de ne plus parvenir à concevoir sa propre histoire autrement que par cette lunette déformante. Impossible d’y déroger; la sacro-sainte Croissance devenait la pierre angulaire du monde à bâtir. C’est ainsi qu’un des PDG de l’entreprise, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique du 15 mai 1891, déclarait en mauvais latin: “L’homme doit avoir sous sa domination, non seulement les produits de la Terre, mais encore la Terre elle-même. Il a donc fallu, pour qu’il pût y faire droit en tout temps, que la nature mît à sa disposition un élément stable et permanent, capable de lui en fournir perpétuellement les moyens. Or, cette perpétuité de ressources ne pouvait être fournie que par la Terre, avec ses richesses inépuisables.” Diabolique illusion! Bien sûr, à l’échelle d’un homme, même coiffé d’une tiare, les centaines de millions d’années qui ont permis par le plus grand des hasards la reconversion dans les sols d’énormes quantités de matières organiques en pétrole (23 tonnes pour un litre) ressemblent à l’éternité. Ce n’est pas une raison pour pêcher aussi lourdement contre la raison, en particulier la raison mathématique. Pensez donc: pour un litre d’essence utilisée, par exemple, pour faire démarrer l’avion d’Arthus-Bertrand ou l’hélicoptère de Hulot, ce sont des dizaines de millions d’années de compost végétal qui s’envolent en énergie irréversiblement dissipée, accompagnée de surcroît d’un empoisonnement carbonique dont la croissance, elle, va bon train. Il est clair que nous avons fini de communier avec un pain blanc qui, malgré les hauts faits du Fiston repreneur de l’affaire, n’est pas multipliable à l’infini! Les premières victimes de cette intox à échelle mondiale sont ces petits chamanes déguisés en hommes de science qu’on appelle économistes. En vérité je vous le dis: ce sont des charlatans, ces hommes qui vouent un culte à l’éternité. Si ne m’en croyez, écoutez la prière de Jean-Baptiste Say, disciple et vulgarisateur du grand-maître Adam Smith, devant lequel se prosternent les fervents du libre-échange: “Les richesses naturelles sont inépuisables car, sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être multipliées ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques.” (Cours complet d’économie politique pratique, 1840). Beau courage devant les réalités, Messieurs les schizophrènes! Avec quel brio les limites naturelles et la loi d’entropie sont-elles ignorées! Pourtant pas gênée quand il s’agit de réduire l’humain à sa seule fonction d’agent économique (à la fois acteur et consommateur), Notre Dame l’Economie et ses thuriféraires marchent allègrement sur les eaux, dans un monde où tout est quantifiable, mais impensable la fin… Un hérétique, pourtant, a proposé de mettre fin à ce désastre. Nicholas Georgescu-Roegen, père de la bioéconomie, apporte un peu de lumière dans ce temple ténébreux. Il s’en dégage, comme l’explique André Gorz, que “(…) la question n’est pas de ne pas consommer de plus en plus, mais de consommer de moins en moins: c’est le seul moyen de ménager les stocks naturels pour les générations futures.” (Ecologie et liberté, 1977) Du reste, on le constate aujourd’hui dans tous les domaines, pour peu que cesse la politique de l’autruche: les ressources halieutiques s’épuisent, plus de 50% de la diversité des espèces vivantes est, sinon disparue, en tous cas en voie d’extinction, tandis que l’homo bisapiens prolifère de façon exponentielle, obèse de son luxe ici, là-bas vidé de sa substance. Irresponsable, la plus intelligente des espèces animales, obnubilée par sa foi de charbonnier en la Croissance éternelle, s’acharne à ne rien anticiper ou si peu: laissons faire le dieu Marché! Regardez-les: que les prix à la pompe baissent un peu et les voilà, ces brillants citoyens, qui ré-entonnent la chanson: “Trois milliards de tonnes épuisées / Et moi et moi et moi / J’y pense et puis j’oublie / C’est la vie c’est la vie…“ Qui chante cela? Mais votre président, mes bonnes ouailles! Écoutez-le vous mentir, et son chorus d’umpistes larbinicoles: “Avec les dents j’irai vous la chercher, la Croissance!” Saint Nicolas, sauvez-nous par l’opération du sacré Grenelle de l’Environnement, nous, petits enfants promis au boucher de la consommation, celui-là dont on sait qu’il dévorera tous ses enfants et qu’on appelle le Temps! Et que ces préchi-prêcheurs se réservent égoïstement, les mains sur les tables de la Loi. En lettres d’or: “Tu trimeras pendant que je profiterai.” Devise consacrée des actionnaires de ce dieu à la moralité de façade! Théologiens de la faillite, en vérité! Dans ce concert dirigé par de puissants chefs d’orchestre, écoutons un peu la voix dissonante des sceptiques, ces “objecteurs de croissance”. Encore faut-il savoir les reconnaître, car nombreuses sont les contrefaçons. C’est que la décroissance est une notion si évidente autant que dérangeante, que, nonobstant nos aveugles haruspices, la voici d’ores et déjà disputée aux écologistes par une extrême droite tapie dans l’ombre. Ce sera l’objet du prochain article. Pour en savoir plus, on peut lire de Vincent Cheynet, Le choc de la décroissance (Seuil, L’histoire immédiate) et consulter le site des objecteurs de croissance, casseursdepub.org ou encore se renseigner sur André Gorz (Wikipédia en donne une fiche biographique fidèle) ou même faire les trois!
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