Le sujet sensible des races humaines revenant (ou restant) à la surface de l’actualité ces temps ci, nous présentons un excellent post de Kiosk en réponse à un membre du forum.
Cher kiosk: l’humanité est divisé en races, cela est une évidence qui n’est plus a prouver puisque c’est une évidence.
√áa commence très très mal puisque vous écrivez là une énorme connerie, y compris du strict point de vue de la logique pure.
Votre hypothèse est votre conclusion et votre conclusion est votre hypothèse. Et pas l’ombre d’une démonstration (affirmer n’est pas démontrer). Vous pourriez écrire de façon encore plus courte : les races existent puisqu’elles existent (ou parce qu’elles existent). Vous ne démontrez strictement rien et vous posez comme une évidence ce qui n’en est pas une, et qui n’a d’ailleurs aucune raison d’être une évidence.
Qu’est-ce qui vous autorise à écrire que l’humanité est divisée en races ?
Est-ce le fait que, comme tout un chacun, vous constatez des différences d’aspects physiques ? D’où prenez-vous que ces différences seraient imputables à des races ? Justement à des races ! Pourquoi à des races ? Et comment définissez-vous des races pour que des différences d’aspects physiques leur soient imputables, et à elles seulement ? Alors que les lignées parentales expliquent beaucoup mieux ces différences, que ce soit sur 1, 10, 100 ou 1000 générations.
C’est comme si je te disais qu’il faut prouver que l’individu naît d’un homme et d’une femme
Nouvelle énormité. Il est possible de prouver qu’un individu naît d’un homme et d’une femme. Vous pouvez définir un protocole expérimental et effectuer des tests, notamment génétiques, qui confirmeront votre hypothèse de départ. Vous pourrez aussi monter des contre-expériences qui montreront qu’un individu ne naît pas de deux hommes et pas non plus de deux femmes. Vous pourrez détailler le processus et les conditions de la reproduction. Sur un plan historique, vous mettrez en relief ce fait que l’hypothèse de départ n’a pas toujours été une évidence. Nos ancêtres ont su très tôt que les individus naissent d’une femme, mais le rôle de l’homme n’a pas été établi immédiatement, le lien entre l’acte sexuel et la naissance (neuf mois plus tard !) est apparu plus tard.
Les races existent bel et bien et vous le savez, mais vous ne voulez pas l’admettre, mais c’est pourtant indéniable.
Tant que l’existence de races humaines n’aura pas été prouvée par la science, je ne vois aucune raison de croire à ce fantasme. Je ne vois par quelle aberration de l’esprit je devrais savoir que des races existeraient alors que les expériences scientifiques démontrent le contraire. C’est comme si je devais savoir qu’une masse de plomb tombera vers le haut si je la lâche dans le vide, alors que l’expérimentation montre qu’elle tombe vers le bas. Alors, non, désolé, admettre votre fantasme n’est pas une question de volonté, c’est une question de raison. Votre observation est juste : il y a des différences. Mais votre conclusion est erronée : ces différences ne sont pas imputables à des races.
Ce n’est pas parce que on n’en parle pas beaucoup ou presque pas du tout que le concept n’existe pas, c’est un fait, on va donc pas passer notre temps à dire ce qui est évident, réfléchissez un peu à ce que vous dites.
L’hôpital qui se fout de la charité… Commencez par réfléchir vous-même. Sur quoi fondez-vous votre prétendue évidence ?
Vous voyez quelque chose et tenez coûte que coûte à expliquer votre observation par une explication qu’aucune expérience ne parvient à confirmer de façon stable et certaine. Le soleil tourne autour de la terre, c’est un fait vérifiable par l’observation, c’est une évidence (et c’est faux, sauf à redéfinir le référentiel de départ).
En outre, vous confondez allègrement la notion scientifique de race, qui équivaut à sous-espèce, que l’on peut donc tenter de vérifier par la génétique, et la notion purement subjective de race, qui ne s’appuie que sur de très grossières approximations.
Dites que la race se définit par une couleur et un continent où prédomine cette couleur. C’est très flou et donc pas du tout scientifique, mais je pourrai à la rigueur vous suivre dans votre délire. A condition toutefois que vous ne tiriez aucune conséquence pseudo scientifique de votre découpage arbitraire.
Mais si vous prétendez que les races s’appuient sur des critères qui mêlent de près ou d’un peu plus loin la génétique, là, désolé, il m’est impossible de vous accompagner dans cette direction, tout simplement parce qu’elle est fausse et pas confirmée par l’expérience.
Dites-vous bien que l’évidence n’est qu’une vue de l’esprit, qui n’est pas obligatoirement corrélée avec la réalité, mais qui l’est en revanche très fortement avec votre type de culture. La notion de race est avant tout culturelle et psychologique.
Faites-vous partie de l’association d’SOS racisme?Parce que si c’est le cas autant dire tout de suite que je dénonce leur manipulation de l’opinion publique, en se posant en censeurs de ce qui est dit ça et là, et en essayant d’uniformiser la pensée antiraces qui est pour moi aussi riducule et inhumaine que la doctrine nazie sur la hiérarchie des races.
Et un point Godwin, un !
Je ne sais pas ce que les racistes ont après SOS racisme, mais autant vous dire tout de suite que j’accorde infiniment plus de crédit à une association antiraciste qu’aux racistes qu’elle dénonce. Possible que SOS Racisme connaisse quelques dérives, mais il est certain que le terme de dérive est un doux euphémisme pour qualifier les propos des racistes. Dénoncez SOS Racisme si cela vous chante, c’est pour moi le signe qu’elle gratte là où ça vous fait mal.
Encore une fois, vous procédez par affirmations. Peut-être d’ailleurs vous contentez-vous de répéter les propos de plus racistes que vous, sans avoir pris la peine de les vérifier ?
Les racistes reprochent à SOS Racisme de ne voir le racisme que dans un sens et de négliger la racisme antiblancs. Personnellement, vu ma couleur de peau, j’ai assez peu souffert du racisme dans ma vie de tous les jours. Alors, sans nier qu’un noir ou un jaune puissent être aussi cons et racistes que des blancs cons et racistes, je dois reconnaître que le fléau du racisme, en France, s’attaque davantage aux pas assez blancs qu’aux blancs. C’est donc ce racisme là qu’il faut combattre en premier lieu. Ce qui n’empêche pas de combattre aussi le racisme antiblancs, mais sans prétendre à une parité dans les quotas. Vous voulez quoi ? Un procès contre un raciste noir pour un procès contre un raciste blanc, un pour un ? Ce serait d’un ridicule achevé.
Je vais m’expliquer. Il se trouve que vous parlez de tolérance, eh bien pour moi, être démocrate c’est d’abord admettre la différence entre l’autre et moi (entre autres différence de race si il y en a une) puis ensuite de l’accepter et de le tolérer en tant que tel.
Révisez votre dictionnaire. C’est la tolérance que vous décrivez, pas la démocratie.
C’est évidemment plus difficile, je le concède, mais faire des facilités n’est pas la solution, or nier les races est une facilité. Mais il se trouve que si on refuse de voire la différence chez l’autre, on ne le comprendra pas.
Nier les races n’est pas une facilité, c’est une évidence (pour reprendre un terme qui vous suffit comme preuve). A quel moment ai-je parlé de ne pas voir les différences ? Je les vois autant que vous, et même probablement mieux puisque je ne les impute pas à de fausses raisons. Ne voyant pas l’autre sous le filtre de préjugés intempestifs, je peux mieux percevoir que vous ce qu’il est réellement, sans lui coller a priori une étiquette générique.
D’autre part, les races n’ont rien à voir avec la culture puisque un noir (ou autre personne de couleur) peut s’assimiler à la culture européenne blanche, alors que le blanc si il va dans un autre pays ou les habitants ont une couleur de peau différente, pourra s’assimiler à sa culture plus ou moins selon les critères du pays en question, mais il restera un blanc.
Ah ! vous hiérarchisez ! Le blanc s’adapte moins bien que les autres couleurs… J’en prends bonne note.
Vous voyez, cela fonctionne dans les deux sens. C’est comme ça depuis toujours et il n’y a pas de raison de changer cela. Vous croyez que vos ancêtres étaient plus stupides que vous ?
Tout cela manque singulièrement de démonstration. Vous affirmez, vous affirmez, mais vous ne démontrez rien. C’est comme ça depuis toujours… Aucune raison que ça change… Cela sonne davantage comme des brèves de comptoir que comme des arguments intelligents, sans vouloir vous vexer. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer tout cela ?
Il ne faut pas non plus faire l’amalgame entre fierté d’appartenir à une telle race, et le fait de se croire supérieure aux autres races. Je peux très bien revendiquer ma fierté d’être blanc sans pour autant mépriser un homme de couleur
Philosophie à deux balles. Vous pouvez être fier de ce que vous êtes en vous appuyant sur des raisons objectives d’être fier. Mais être simplement fier d’être blanc n’a aucun sens. Vous pouvez vous féliciter d’être blanc en France pour tous les inconvénients que cela vous évite, pour d’autres raisons éventuellement. Mais être fier d’être blanc, ou noir, ou jaune, sans autre précision, c’est digne d’un cerveau disponible pour la réclame, sans plus.
Mais si vous avez vraiment pris en grippe le mot “race”, il faut dans ce cas aller jusqu’au bout de sa logique: réclamer sa supression du dictionnaire de la lanque française, où bien alors de changer le sens de ce mot. Mais tant que vous ne le faites pas, permettez-moi d’employer le mot race à ma guise en respectant sa définition bien sur.
Un mot existe parce qu’il désigne quelque chose, y compris si ce quelque chose n’existe pas (dieu, par exemple). Supprimer le mot ne supprime pas ce qu’il désigne, donc ce serait idiot.
Le mot race a plusieurs sens. Je milite personnellement pour qu’il ne désigne, d’un point de vue scientifique, que les espèces animales et végétales domestiques modifiées artificiellement par l’homme. Parler de races à propos de l’homme n’a de sens qu’au figuré. Il convient de rappeler, et le dictionnaire le fait déjà, que les races humaines sont une absurdité.
D’ailleurs, le vrai racisme existe, mais il ne se trouve pas la ou vous le pensez mais je ne développerai pas la-dessus car je m’éloignerai du sujet.
On connaît la chanson, “les vrais racistes ce sont les antiracistes”. C’est souvent à cette affirmation que l’on reconnaît les racistes authentiques. Mais il est toutefois vrai que certains antiracistes ont une vision très sectaire de l’antiracisme. Ce qui n’excuse nullement la généralisation.
Kiosk