Si la faim dans le monde n'a pas réuni l'assemblée prestigieuses des chefs des états développés à Rome, il y a 6 mois, Copenhague rassemble tout le monde. L'idée de nation semble même dépassée, puisque le sort des unes dépend de la conduite des autres, et que pour résoudre les problèmes auxquels l'humanité va se trouver très vite confronté, la démographie, l'environnement et l'alimentation, il faudra prendre des mesures ensemble. Une nation peut bien se parer du titre illusoire de développée et de civilisée, son destin est lié à celui de ses voisins, les plus pauvres comme les plus nombreux. Copenhague c'est un premier pas, une timide amorce vers une conscience commune... Mais c'est le premier pas qui compte, on doit espérer que d'autres suivront.
L'identité nationale ne deviendra peut-être un jour que l'expression d'un folklore, semblable à un instrument singulier qui jouera sa partition dans un orchestre mondial.
Il ne reste à écrire que la symphonie, tout le problème est là .

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