Accueillies avec une relative indifférence, commentées avec distance par les sachants des médias, on pourrait presque croire qu'un chômage en pleine explosion couplé à l'ébauche d'un mouvement rassemblant tous les tombés au feu de l'économie décérébrée - façon monopoly joué par des Picsous sociopathes - n'est qu'un épiphénomène, un truc sans importance comparé à la santé de Jauni ou aux éructations quotidiennes de Lefebvre. Bref, un truc qui ne mérite pas qu'on s'y attarde.
Zappons tout ça, allons mater Miss France (enfin, c'était le programme de samedi),soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien (Tostaky).
Si pour la propagande officielle, il suffit de traiter par le mépris cette populace que l'on ne saurait voir pour la faire disparâitre, elle, et les raisons de son mécontentement, le pouvoir en place n'est pas forcément de cet avis et aurait peut être même peur d'une contagion.
Ainsi, à Rennes, on emploie les grands moyens pour empêcher les rassemblements de gueux, pan, le truc le plus efficace contre le chômage, enfin plutôt contre le chômeur, la matraque.
C'est le nouveau dialogue social, cause à mon CRS, ça l'intéresse, ça l'intéresse plus que les syndicats, plus que les politiques. En criminalisant (gardes à vues), réprimant, et en intimidant, on tente de dissuader, de tuer dans l'oeuf tout mouvement.
Quelques politiques étaient cependant de la partie à Rennes, les Verts, le NPA, le Parti de Gauche et , ah, non, pas le PS.
Apparemment, le PS n'est pas intéressé par ce genre de trucs, trop occupé à savoir si Ségolène est folle ou pas, si DSK est le recours, ou si le filon Peillon sera payant...
Pourtant, ce qui s'est passé à Rennes n'est pas anodin, la répression a été décidée par la future tête de liste UMP pour les Régionales en Bretagne, l'actuelle préfet(te)
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