
Le Journal à le plaisir d'informer les Franchoises et les Franchois du retour de sa majesté impériale Nicolas 1er dans sa bonne capitale. Notre Bien-Aimé souverain semblait en pleine forme lorsqu'il reprit ce matin les mancherons de la charrue de l'état. Comme le journaliste du Journal l'avait en son temps relaté au lecteur, c'est dans une discrète chaumière de Gaule Méridionale que le Bien-Aimé et l'impératrice Lala s'étaient retirés en villégiature. Un choix qui en dit long sur l'admirable simplicité de mœurs du monarque, quand on songe que cet habitat ne bénéficiait même pas du tout-à-l'égout! Quoi qu'il en soit, le pays peut se réjouir, car Nicolas 1er nous revient dans une forme parfaite: l'on aurait vainement cherché ce matin sur son visage rayonnant la moindre trace du malaise dont il fut victime le mois dernier. Du reste, c'est avec son génie coutumier que Sa Majesté a ouvert le sillon de la rentrée politique…
Dès aujourd'hui, il a reçu au palais l'ensemble des barons de la banque franchoise, pour le désormais traditionnel goûter de remontrances instauré au début de son règne. C'est autour d'un thé au champagne frappé, accompagné de chaussons au caviar croustillants, que l'empereur rappela aux barons, ainsi que le veut la coutume, qu'ils doivent faire preuve de la plus grande pudeur en matière de rémunérations différées. Il convient, a-t-il notamment rappelé avec son didactisme habituel, de savoir adapter la tenue à chaque situation. Ainsi le Bien-Aimé a notamment recouru à la parabole:
«si j'ai un gros bonus qui me vient entre les jambes, est-ce que je sors en string? Non, bien sûr! Ça ferait jaser, alors je mets un kangourou… Eh bien, c'est comme ça qu'il faut faire»
Le Premier Sapir mange-couleuvre, en charge du tout dans le rien, qui participait au goûter, a donné plus de force encore à l'impérial propos en déclarant que lui même ne portait plus que des kangourous depuis sa nomination.
On me pardonnera de saisir ici l'occasion que m'offre l'évocation du Premier Sapir, pour publier un démenti énergique. En effet, une rumeur malveillante prétend que Le Journal, et donc votre serviteur, le journaliste, aurait livré à ses lecteurs une information mensongère. Nous aurions fait croire à la présence du Premier Sapir dans la capitale, à l'occasion d'une réunion de travail entre les barons de la banque et Mme le Sapir de la cassette impériale, alors que le Premier Sapir se prélassait en réalité en Italie.
Il est exact que ce dernier était absent, mais c'est bien lui qui avait ordonné la rencontre, afin que fût choisi d'un commun accord entre l'état et la banque, le cru de champagne et son millésime, destiné au goûter de remontrances. En effet, il était revenu aux oreilles de l'empereur, que lors du précédent goûter au palais, certains barons n'avaient pas apprécié la marque retenue et avaient laissé du thé dans leur tasse. On nous concédera, je pense, que la volonté de rechercher un large consensus gustatif avant la rencontre impériale, primait sur la présence ou non dans la capitale de son auteur. D'ailleurs, Télé-Nicolas fit bien pire en affirmant que le Premier Sapir assistait en personne à la réunion de travail, ce dont Le Journal s'est abstenu.
Vive l'empereur!
Le journaliste.
P-S petite pub personnelle, je rappelle aux lecteurs que les précédentes aventures de Nicolas 1er sont directement accessibles via la perle qui figure en marge du blog, cela grâce au génial Pearltrees
D'autre part, Circé nous propose un joli billet sur le départ d'Orléans de Fansolo, évoqué également par Eric Citoyen…
Dès aujourd'hui, il a reçu au palais l'ensemble des barons de la banque franchoise, pour le désormais traditionnel goûter de remontrances instauré au début de son règne. C'est autour d'un thé au champagne frappé, accompagné de chaussons au caviar croustillants, que l'empereur rappela aux barons, ainsi que le veut la coutume, qu'ils doivent faire preuve de la plus grande pudeur en matière de rémunérations différées. Il convient, a-t-il notamment rappelé avec son didactisme habituel, de savoir adapter la tenue à chaque situation. Ainsi le Bien-Aimé a notamment recouru à la parabole:
«si j'ai un gros bonus qui me vient entre les jambes, est-ce que je sors en string? Non, bien sûr! Ça ferait jaser, alors je mets un kangourou… Eh bien, c'est comme ça qu'il faut faire»
Le Premier Sapir mange-couleuvre, en charge du tout dans le rien, qui participait au goûter, a donné plus de force encore à l'impérial propos en déclarant que lui même ne portait plus que des kangourous depuis sa nomination.
On me pardonnera de saisir ici l'occasion que m'offre l'évocation du Premier Sapir, pour publier un démenti énergique. En effet, une rumeur malveillante prétend que Le Journal, et donc votre serviteur, le journaliste, aurait livré à ses lecteurs une information mensongère. Nous aurions fait croire à la présence du Premier Sapir dans la capitale, à l'occasion d'une réunion de travail entre les barons de la banque et Mme le Sapir de la cassette impériale, alors que le Premier Sapir se prélassait en réalité en Italie.
Il est exact que ce dernier était absent, mais c'est bien lui qui avait ordonné la rencontre, afin que fût choisi d'un commun accord entre l'état et la banque, le cru de champagne et son millésime, destiné au goûter de remontrances. En effet, il était revenu aux oreilles de l'empereur, que lors du précédent goûter au palais, certains barons n'avaient pas apprécié la marque retenue et avaient laissé du thé dans leur tasse. On nous concédera, je pense, que la volonté de rechercher un large consensus gustatif avant la rencontre impériale, primait sur la présence ou non dans la capitale de son auteur. D'ailleurs, Télé-Nicolas fit bien pire en affirmant que le Premier Sapir assistait en personne à la réunion de travail, ce dont Le Journal s'est abstenu.
Vive l'empereur!
Le journaliste.
P-S petite pub personnelle, je rappelle aux lecteurs que les précédentes aventures de Nicolas 1er sont directement accessibles via la perle qui figure en marge du blog, cela grâce au génial Pearltrees
D'autre part, Circé nous propose un joli billet sur le départ d'Orléans de Fansolo, évoqué également par Eric Citoyen…
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