Le jeu des alliances UMPiste, dont le centre de gravité se situe de plus en plus à l'extrême droite fait automatiquement ressortir la question du "et à gauche ?".
Tout pour reconquérir le pouvoir, quitte à créer une coalition mutante allant du PCF au Modem, ramassant des Dupont Aignanistes, des villepinistes, voire des chiraquiens revanchards, un ensemble attrape tout, dénué de la moindre cohérence idéologique, de la moindre idée commune si ce n'est la réjouissante perspective de se débarasser de MonMari ?
Virer Sarko et sa clique du pouvoir est une nécessité, vu les dégats provoqués par ces apprentis sorciers, on ne peut leur accorder un second mandat (sauf à virer cabreliste pour l'éternité et marmonner constamment "oh la France, c'était mieux avant")
Mais cette nécessité ne peut masquer le fait qu'un projet politique est nécessaire, que les "coalitions de l'Olivier" ou les "retour à la 4ème république" ne débouchent sur rien.
À titre personnel, je suis contre une alliance avec le Modem, de même que je prône une gauche qui romprait avec ses dérives strauss kahno blairistes.
Pour d'autres avis, Nicolas a consacré 3 billets à ce sujet par exemple.
Et pour expliquer mon positionnement à gauche, un texte emprunté chez Pas Perdus (remplacez 93 par 94 et hop, j'aurais presque pu l'écrire)
J'ai cru en une gauche réformiste, social-démocrate, responsable...
Je me suis trompé... Le cheminement fut long... Arriver sur le marché de l'emploi en 93 m'y a sans doute aidé.
Depuis plus de 20 ans, on régresse socialement. Il faut bien prendre conscience qu'il n'y a que le PS qui a abandonné la lutte des classes pour le plus grand plaisir du patronat et de la droite.
La gauche socialiste s'est glissée dans le moule des institutions de la Vème République, mais aussi, hélas, dans celui du libéralisme économique...
J'ai cru à la parenthèse, à l'Europe sociale mais ce n'était que du vent... Le PS fait dans le sociétal tout en vantant la mondialisation heureuse et bénéfique pour tout le monde... Les années Tapie, les années Jospin avec le sommet de Nice et celui de Barcelone...
Nous vivons une catastrophe sociale doublée d'une catastrophe écolo !
Alors, on fait quoi ?
On se résigne ?
On croit toujours à la réforme alors que la social-démocratie a partout reculé et fait avaler des couleuvres et des réformes antisociales à son électorat le plus populaire depuis le milieu des années 80 ?
Ou, on lutte contre le libéralisme économique ?
On se dt qu'il n'est pas encore trop tard, qu'ailleurs d'autres l'ont fait sur d'autres continents, qu'ils ont fait reculer le néo-libéralisme, en renationalisant des secteurs clés de l'économie, en redistribuant plus équitablement les richesses, le tout en respectant les institutions démocratiques .
Voilà ,ma gauche tient compte à la fois du social et de l'écologie. Elle tourne résolument le dos au modèle capitaliste productiviste. Elle ne croit surtout pas aux sornettes du capitalisme vert... Alors, tu l'appelles comme tu veux : bien-pensante, moderne, archaïque, sectaire, républicaine, socialiste....
Chargement