La dernière et la plus bruyante est celle de Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée, dans une interview au Parisien. Sur le mode DSK «a peur», Jacob lâche une série de critiques contre la vedette socialiste des sondages. À l’écouter, DSK est un bonhomme «qui n’arrive pas à choisir», un «craintif, incapable de trancher», un «faible»…
L’incertitude maintenue par le directeur du FMI sur ses intentions politiques, même cousue de fil blanc, le protège en principe des attaques brutales de la droite. Abrité derrière une obligation de réserve, feinte ou réelle, DSK peut faire durer le suspense et nourrir sa popularité de son éloignement relatif. Ses fonctions le mêlant aux grands de ce monde, il se situe de fait au même niveau que Sarkozy, — lequel se garde bien aussi de faire connaître ses intentions véritables pour 2012, comme tous les présidents avant lui.
À la différence de Sarkozy, cependant, DSK est populaire, lui, et ne souffre pas des relents de corruption des affaires Karachi et Bettencourt qui empuantissent l’Élysée. D’où sans doute, les tentatives des médiocres spadassins de l’autocrate pour essayer de forcer DSK à s’exposer prématurément aux coups pré-électoraux…
Avant Jacob, il y avait eu aussi l’attaque venue de J. Séguéla, le type capable de vendre sa mère pour faire du fric [Ne dites pas à mère que je suis dans la publicité… Elle me croit etc.]. Sur le mode plus sournois qui convient à un marchand de vent, ce grand admirateur de Sarkozy feignait d’être navré par la stratégie habile de Strauss-Kahn. Il n’hésitait pas à lui donner des leçons de morale pour homme de gauche… Bref, écÅ“urant, comme tout ce qui sort de la bouche ou de la machine à pondre de Séguéla…
Ce n’est pas que Dominique Strauss-Kahn soit mon candidat de gauche préféré, loin de là , mais du moins, je trouve normal qu’il préserve ses chances (et les nôtres) de l’emporter en 2012.
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