Hier soir, l'association "Ni pute ni soumise" (sic) a organisé un débat à Montreuil sur la question de l'interdiction du voile intégral.
Une initiative bien stupide.
Organise-t-on des débats sur le bien fondé de la manière de pratiquer un culte ?
Organise-t-on des débats sur le bien fondé d'un dogme ? Peut-on discuter avec quelqu'un qui croit de manière irrationnelle a un phénomène surnaturel ?
A quoi sert d'organiser un tel débat, si ce n'est de jeter de l'huile sur le feu avec hypocrisie ? Dans ce cas particulier, on connait par avance les positions de intervenants. Une partie affirme qu'elle est offensée de voir une femme porter le voile intégrale contre une petite autre qui se dit offensée de devoir le retirer.
C'est un dialogue impossible, qui ne repose pas sur la raison, mais sur l'irrationnel de la croyance superstitieuse, l'interprétation subjective de textes douteux.
Forcément, le ton est monté, des coups ont été échangés et la police est intervenue. Forcément, Manuel Valls était là pour en rajouter, et montrer une fois de plus son désaccord avec la position de son parti politique. De toute façon l'organisation de ce débat n'avait pas d'autre but : déchaîner la tempête.
En lisant le billet de Nicolas de ce matin, je découvre que le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, évoque un recours au référendum pour décider si on doit interdire le voile intégral. "Si d'aventure le Conseil constitutionnel censurait lui-même ce texte, ce que je n'imagine pas, il faudrait à ce moment-là consulter le peuple par référendum", a-t-il déclaré mardi.
Le référendum... Tiens donc, et pourquoi pas un référendum sur l'âge de la retraite ? Interrogés sur leur souhait personnel, les Français sont 72% à vouloir partir entre 55 et 60 ans alors qu'un Français sur dix souhaite travailler au moins jusqu'à 65 ans.
Mais sans doute réserve-ton les référendums pour les sujets importants.

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